Tu seras footballeur, mon fils (Magazine Connexions)

La Chine, (nouvelle) terre promise de la planète football ? La deuxième puissance économique du globe ambitionne, en y mettant d’imposants moyens, de devenir LA référence mondiale du ballon rond – et non plus seulement asiatique. Rien de moins.

La Chine, nouvel empire du football ? Qui l’aurait cru il y a seulement quelques années alors que, comme le souligne un récent article de FranceTVInfo, « les équipes chinoises évoluaient dans des stades vides, les amateurs de foot se massant dans les bars pour regarder la Premier League ou la Liga espagnole » ? Et en 2016, la Chine – sous l’impulsion de Xi Jinping (fan de football) – entend bien passer à la vitesse supérieure pour briller sur le terrain. Le numéro 1 chinois a ainsi mis en place une commission dirigée par un vice-Premier ministre (Liu Yandong) dont la mission est on ne peut plus claire, précise Alexis Billebault dans les colonnes de Jeune Afrique (article du 11 mars 2016 : « revitaliser le football » local, « faire de la Chine une grande puissance sportive » et, pour cela, inciter les entreprises à investir massivement dans le secteur. Dès 2011, Xi Jinping, qui n’était encore que vice-président, n’avait pas fait mystère de ses ambitions : « faire en sorte que l’équipe nationale se qualifie pour une phase finale de Coupe du monde (elle ne l’a fait qu’une seule fois, en 2002), organiser la compétition à l’horizon 2034 et, si possible, la gagner un jour ».

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La Chinese Super League.


Un mercato d’enfer !

En tout état de cause, la Chine, insiste pour Connexions Georges Parrett du cabinet Deloitte à Londres, « avec une population de plus de 1,3 milliard de personnes et une économie encore en pleine expansion, offre une possibilité pour le football de se développer, à la fois sur et hors du terrain, sans précédent et sans égal ». Cela passe d’abord par la montée en gamme du championnat national (CLS - Chinese Super League). Pour cela, relève l’article de FranceTVInfo, « le modèle de développement retenu se rapproche de celui mis en place par les gros clubs russes et ukrainiens. Acheter d’abord massivement du bon joueur brésilien dans la force de l’âge (22 évoluent actuellement en CSL) ». Profiter ensuite de sa puissance économique pour « vider » des marchés plus faibles. « Les Corinthians, sacrés champions du Brésil, ont ainsi perdu ces dernières semaines quatre titulaires, partis monnayer leurs talents en Chine ». Et les résultats sont visibles : « Lors du mercato d’hiver », rappelle dans l’édito de ce numéro de Connexions, le directeur de la CCI France Chine, « la Chinese Super League a dépensé plus de 200 millions d’euros en transferts de joueurs, soit plus que la majorité des championnats européens ». Vertigineux !

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Clubs européens en ligne de mire

Cela implique également la participation des stars de l’entreprenariat à la chinoise dans le football mondial. « Actuellement, deux équipes européennes appartiennent à 100 % à un groupe chinois, Sochaux, donc, et le Slavia Prague. Mais ce chiffre va rapidement augmenter, à en croire Alexander Jarvis, président du fonds Blackbridge Cross Borders. Six autres rachats sont sur les rails pour 2016, explique-t-il à CNBC. Les grands clubs européens ne peuvent dire non aux businessmen chinois. Le Wanda Group achète 20 % de l’Atlético Madrid ? En échange, le club madrilène s’engage à ouvrir des centres de formation en Chine, et à y effectuer sa tournée d’été ».

Cet article est paru dans le numéro 77 du journal Connexions, la revue de la Chambre de commerce et d’industrie de France et de Chine (CCI).

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La Chambre de commerce et d’industrie de France en Chine

La Chambre en un coup d’oeil :

Etablie en 1992, la Chambre de commerce et d’industrie française (CCI) est une structure associative privée dirigée par un bureau de 30 membres élus appartenant à la communauté d’affaires française en Chine. Aujourd’hui la CCI de Chine est la troisième plus grande chambre de commerce française dans le monde. Elle fait partie de la Chambre de commerce et d’industrie française à l’international (CCIFI), qui inclut 113 Chambres implantées dans 83 pays, représentant le plus vaste réseau d’entreprises françaises dans le monde.

Leurs missions :

1. Accompagner les entreprises françaises à chaque étape de leur projet d’implantation

2. Défendre les intérêts de ses membres en sollicitant les acteurs économiques et politiques français et chinois.

3. Animer la communauté d’affaires française à travers son Business Club, plateforme d’échanges et mise en réseau.

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Dernière modification : 27/06/2016

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