Traffic-Art Highway : des résidences croisées d’artistes entre Besançon et Shanghai.

Les rencontres TRAFFIC-ART HIGHWAY auront lieu d’abord à Besançon en mars puis, après le retour de leur résidence en France des artistes chinois, à Shanghai en avril.

Article

Traffic-Art Highway : des résidences croisées d’artistes entre Besançon et Shanghai.

Paru le : 18 avril 2009 / Dernière mise à jour : 1er avril 2009
Les rencontres TRAFFIC-ART HIGHWAY auront lieu d’abord à Besançon en mars puis, après le retour de leur résidence en France des artistes chinois, à Shanghai en avril.

Une exposition restituera le travail des artistes en 2009 à Besançon et en 2010 à Shanghai.

Les rencontres TRAFFIC-ART HIGHWAY consistent en une série de rendez-vous qui auront lieu d’abord à Besançon en mars puis, après le retour de leur résidence en France des artistes chinois, à Shanghai en avril.

JPEG - 6.1 ko

Artistes participant à Traffic :

  • YIN XiuZhen réagit aux changements rapides du paysage urbain, politique et social chinois. Ses premières installations sont dirigées contre la modernisation à outrance, menace écologique et environnementale.
    Depuis 1995, l’artiste utilise de vieux vêtements dans ses œuvres. La Valise recèle ainsi tous ceux qu’elle avait portés depuis son enfance. Puis, dès 2001, elle débute la série Portable City. Dans chaque ville ou pays qu’elle traverse, elle accumule de vieux vêtements usagés, base de ses installations, qui évoquent la mémoire et le changement, comme la permanence et la transition. YIN XiuZhen a représenté la Chine à la Biennale de Venise en 2007.
  • JIN JiangBo travaillant depuis longtemps dans l’art multimédia, accorde de l’importance aux échanges interactifs avec le monde extérieur. En utilisant son appareil photo, il réalise une sorte de recherche sur le phénomène “non-naturel” du développement du marché en Chine.
    Pour lui, les photographies servent de ressources multidisciplinaires et permettent d’étudier et de critiquer la réalité de façon plus concrète et plus fine. En étudiant le marché chinois, il a découvert certaines de ses spécificités  : solidité en apparence, mais faiblesse en réalité, quantité surestimée.
  • LI XiaoFei a recours à divers médiums : photographie, installations, vidéo. Son travail s’appuie sur la vie quotidienne typiquement shanghaienne dans ce qu’elle a de plus anecdotique ; il en exploite les moindres détails, aussi anodins soient-ils. À côté de cette légèreté apparente, il écrit des pièces de théâtre engagées socialement. Egalement commissaire d’expositions, LI XiaoFei est actuellement directeur du centre d’art contemporain Fei à Shanghai.
  • Séverine HUBARD réalise des constructions tridimensionnelles en ayant recours à la sculpture, l’installation, la photographie, la vidéo ou encore le dessin. Qu’il s’agisse de grandes constructions comme le labyrinthe en portes et fenêtres, de motifs décoratifs réalisés à la défonceuse ou de petits moulages, à chaque fois elle met en œuvre un langage, une technique, une méthode spécifique qui dérègle systématiquement aussi bien vocabulaire et syntaxe que les notions d’échelle et d’espace.
    Toujours en prenant en compte la vie telle qu’elle semble organisée, Séverine HUBARD détourne ce qu’elle en extrait, l’agence selon ses désirs, afin de dérouter, de déséquilibrer le spectateur en lui proposant un regard enjoué et subversif.
  • Gilles PICOUET associe quant à lui les enjeux de l’architecture à ceux de la sculpture et en cela, ses productions reposent surtout sur la qualité des rapports qu’il institue entre le corps et l’espace. Travaillant à partir des contraintes qu’imposent les limites exiguës d’un lieu ou, au contraire sur des espaces largement ouverts, ses réalisations ne se résument toutefois pas à une dimension purement illustrative de cette relation.
    Il privilégie des “situations” intégrant les notions de temporalité, d’individualité et de spatialité. Les œuvres de Gilles PICOUET s’inscrivent le plus souvent dans une chronologie que des enregistrements vidéographiques viennent accentuer.
  • À travers des oeuvres sculpturales souvent pensées et réalisées pour le contexte de leur exposition, Vincent LAMOUROUX élabore un univers à la fois visuel et physique, nourri de formes minimales, d’utopies architecturales et de futur désuet.
    N’ayant recours qu’à des matériaux « low-tech » soulignant le caractère éphémère de ses propositions spatiales, Vincent LAMOUROUX joue de paradoxes qui débouchent sur l’élaboration d’une contre-utopie teinté de froideur et d’enthousiasme.

Les six artistes interrogeront le mode d’usage d’une ville avec ce qui la compose et la façonne. Il s’agira pour les six artistes de travailler autour des différences de définition, et par conséquent différences de traitement de l’espace entre la Chine et l’Europe.

Le 16 avril de 14 h à 17h
Table ronde, ouverte au public, animée par Paul Devautour avec les artistes Gilles PICOUET, Vincent LAMOUROUX, Séverine HUBARD, LI XiaoFei, JIN JangBo, YIN XiuZhen.

XiYiTang - 习艺堂
XiYiTang - bureau 114, 2218, Yangshupu Road, Shanghai
P.C.:200090
21-65204217
www.xiyitang.cn
TRAFFIC-ART HIGHWAY est une production du Pavé Dans La Mare
Centre d’art contemporain à Besançon, en collaboration avec le Fei Contemporary Art Center (Shanghai) et XiYiTang-Shanghai International Academy of Post-Graduate Studies in Art.

< Art. précédent | Art. suivant >

 Réagir à cet article Cet article en RSS Cet article en RSS Version imprimable Version imprimable
Visites : 802

Liens externes
  • Latitude France
  • Institut français
  • Faguowenhua
  • Organisation internationale de la francophonie
Auteur