Rédacteurs :
François Legué, Christine CHEN Yu
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- Ma Zhaoxu - Porte parole du ministère des affaires étrangères chinois
- Outlook weekly N°23, 8 juin 2009
Outlook Weekly publié le 8 juin, No. 23 / 2009
Le système du porte-parolat en Chine avance
La réforme du système du porte-parolat en Chine favorise la lutte contre la corruption et satisfait le droit de savoir du peuple. Le plus important est ce qui aide à établir l’image d’un grand pays ouvert et transparent. Les JO de 2008 ont joué un rôle de stimulation très important en réalisant trois grands progrès : un système de porte-parolat à trois niveaux a été établi (ministères, provinces et municipalités) accompagné d’une formation professionnelle très efficace. Le bénéfice de la transparence des informations commence à se faire jour. La réforme de la communication gouvernementale signifie que la Chine est en train de changer, de gouvernement de contrôle à celui de service. De plus, cette évaluation a eu lieu dans le domaine de la gestion des médias, relativement sensible au niveau politique. Mais après les JO, la réforme du système de communication gouvernementale s’est ralentie, voire a piétiné. Changer radicalement la mentalité des cadres et dirigeants est absolument nécessaire. Créer un poste de porte-parole de Zhongnanhai pourrait approfondir cette réforme et perfectionner les capacités de gouvernance.
Monde
Outlook Weekly publié le 8 juin, No. 23 / 2009
La visite de Geithner et l’évaluation des relations Chine-USA
Les visites denses des hauts fonctionnaires en Chine, surtout celle de Geithner, marque une période très importante des relations entre les deux pays.
Bien que la Chine ne soit pas tout à fait d’accord avec la notion de G2 ou de Chinamerica proposée par les experts américains, cela signifie néanmoins que les relations Chine-Etats-Unis sont de plus en plus étroites et ont brisé le cycle infernal : la stabilité et l’égalité ont remplacé petit à petit la fragilité et le déséquilibre. En dehors des dialogues traditionnels et du système de coordination, de nouveaux canaux de communication et d’échanges se sont créés entre ces deux grands pays, dont le G20 est un exemple. Le système de dialogues stratégiques et économiques entre la Chine et les Etats-Unis, qui sera inauguré en juillet prochain, constituera une plate-forme très importante pour approfondir la compréhension et la confiance mutuelles ainsi que les coopérations.
Mais il faut reconnaître en même temps qu’il existe aussi des sons inharmonieux dans les relations bilatérales, tels que les frictions économiques, la confrontation sur la Mer de Chine du Sud, les divergences sur les droits de l’Homme ainsi que les défis environnementaux. Dans ce contexte, il faut éviter l’optimisme invétéré pour les relations Chine-Etats-Unis, qui sont étroites mais pas intimes. Ces relations sont sur un nouveau départ historique.
Caijing Magazine publié le 8 juin, No. 12 / 2009
Signification des visites de Pelosi et de Geithner
Le changement climatique a fourni une nouvelle opportunité de coopération aux relations Chine-Etats-Unis qui commencent à « se tenir droit » à l’âge de 30 ans ; au niveau économique, si la Chine continue à maintenir une balance positive, elle sera toujours obligée de faire face au choix embarrassant d’acquisition de la dette publique américaine.
Outlook Weekly publié le 8 juin, No. 23 / 2009
Pourquoi le Japon fait du tapage sur le désarmement nucléaire de la Chine ?
Le Japon soutient le désarmement nucléaire, tout en se réjouissant de la protection nucléaire des Etats-Unis ; ce qui manifeste clairement le double standard du Japon. Le Japon a déclaré à plusieurs reprises qu’il était un Etat non nucléaire, mais en fait, ce pays possède toujours un « parapluie américain » à travers un accord signé en 1976 avec les Etats-Unis et aussi des matériels nucléaires. Au fond, le Japon voudrait renforcer sa puissance militaire en profitant de la force des Etats-Unis à travers le tapage sur le désarmement nucléaire de la Chine, et réaliser ses intentions stratégiques contre la Chine voire toute l’Asie. Mais selon les experts du désarmement américains et russes, puisqu’il existe une énorme distance entre la Chine et les Etats-Unis, ainsi que la Russie à propos des arsenaux d’armes nucléaires, le désarmement de la Chine est irréaliste. L’essentiel est d’établir une confiance mutuelle et des mesures de protection. Dans ce contexte, la voix du Japon n’a fait échos que parmi de rares conservateurs américains.
Outlook Weekly publié le 8 juin, No. 23 / 2009
Comment devenir un « pôle » dans la structure économique mondiale
Afin de devenir un grand pays économique ou un « pôle » de l’économie mondiale, il faut posséder une économie nationale de grande envergure et des liaisons étroites avec l’économie mondiale (satisfaire le standard des quatre "5% de l’économique mondiale", à savoir du PIB, des grandes entreprises, du commerce extérieur et de la monnaie). Actuellement, la structure multipolaire se traduit en trois pôles en évolution - les Etats-Unis, l’Europe et le Japon ; les nouvelles économies sont en émergence. Si la Chine arrive à saisir l’occasion offerte par les 20 premières années du siècle, devenir un grand pays économique ne sera pas un rêve.
Globe Magazine publié le 1er juin, No. 11/2009
La diplomatie du peuple : des travaux systématiques
Interview de M. Yang Wenchang, Président de l’Institut diplomatique du peuple chinois
Dans l’interview, M. Yang Wenchang a évoqué le rôle joué par l’Institut, établi en décembre 1949, et celui de M. Raffarin lors des frictions des relations franco-chinoises. En parlant de la mentalité des Européens face à une Chine de plus en plus puissante, il a dit que la connaissance de la Chine par les Européens a connu trois périodes : l’incrédulité, le doute et la reconnaissance de la réalité, surtout depuis les années 90. Traiter la Chine émergente avec objectivité et équité n’est pas très facile pour des Européens qui ont toujours un complexe de supériorité.
Chine
Outlook Weekly publié le 1er juin, No. 22 / 2009
Spécial : Faire face aux incidents impliquant des masses populaires en ligne
Les incidents impliquant des masses populaires existent non seulement dans la vie réelle, mais aussi dans le monde virtuel. Certains incidents négatifs sont capables d’abîmer complètement l’image des administrations gouvernementales aux yeux du peuple. Face à cette situation, beaucoup de cadres et dirigeants locaux manquent de compréhension claire sur ce problème et n’arrivent pas à donner, à temps, une réponse suffisante et complète aux internautes. Selon des experts interviewés, les cadres devraient être plus sensibles aux deux plates-formes de l’opinion publique (celle du gouvernement où les journaux, la télévision et la radio jouent un rôle principal et l’internet n’est qu’un simple support ; l’autre est un espace d’expression civile, constituée par les forums) et répondre sérieusement aux demandes diverses du peuple.
En période de transition sociale, les Chinois sont hyper-sensibles à la participation des pouvoirs publics au réajustement des intérêts sociaux. Et influencés par la crise financière, certains internautes ne se contentent plus de révéler les affaires, ils insistent pour avoir des résultats. Dans ce contexte, les incidents du monde réel commencent à se mélanger avec ceux du monde virtuel et à s’aggraver par une sorte d’interaction. Ce fait a relevé des obstacles contre la résolution et la prévention de ce genre de questions. Afin de mieux garantir la stabilité sociale, il faut bien dissoudre les mécontentements du peuple provoqués par la corruption, le monopole ainsi que la sélection des cadres. D’autre part, il faut perfectionner le système de communication gouvernementale à l’ère de l’informatique.
Nan Feng Chuang du 3 au 16 juin, No.12/2009
La réforme financière en Chine ne peut pas s’interrompre de peur des difficultés
Interview de M. Li Deshui, Directeur général adjoint du Comité de l’économique du CCPCC
Les grandes institutions financières de Chine sont trop centralisées, à l’inverse, les petites ou moyennes structures ne sont pas assez développées. L’essentiel est d’accélérer la réforme du système financier et de développer les petites ou moyennes banques servant spécialement aux PME. Parce qu’en Chine, il existe plus de 40 millions de PME qui représentent 70% de la production industrielle et offrent 75% des postes de travail dans les villes. Mais pour des raisons diverses, les PME rencontrent souvent des difficultés en empruntant de l’argent aux banque, 90% d’entre elles résolvent leurs problèmes de financement elles-mêmes. Le taux des prêts bancaires dans leur financement est inférieur à 5%.
Outlook Weekly publié le 1er juin, No. 22 / 2009
Soutenir davantage la force de l’ossature du redressement de l’économie chinoise
Si l’on prend les grandes entreprises d’Etat comme avant-garde de la reprise économique, les PME constituent une force d’ossature stimulant le redressement et le développement rapide. Les PME sont une composante importante de l’économie nationale chinoise et offrent de nombreux postes d’emploi. De plus, elles sont aussi l’animateur des créations et des innovations. Mais actuellement, il existe plusieurs facteurs qui freinent le développement des PME. La difficulté du financement, la partialité des politiques ainsi que les lourdes dépenses administratives, ont toutes élevé des obstacles contre le développement des PME. Face à une telle situation, une série de réformes favorisant les PME sont indispensables de toute urgence.
Outlook Weekly publié le 1er juin, No. 22 / 2009
L’avenir de la représentation des provinces ou villes à Beijing
Bien que la représentation de Weifang de la Province du Shandong à Beijing vienne d’être supprimée, les controverses existent toujours et s’étendent aux représentations des provinces à Beijing, ce qui non seulement impliquerait la réforme de la répartition du pouvoir dans le cadre du système de centralisation du pouvoir, mais éprouverait aussi la capacité de décision et d’exécution du gouvernement.
Selon les statistiques, il existe actuellement à Beijing 52 représentations au niveau provincial. Parmi les 8000 employés, 1300 sont fonctionnaires, les restes travaillant dans les hôtels ou restaurants rattachés. Si l’on ajoute les représentations des villes ou districts ainsi que des entreprises ou des universités provinciales, les institutions provinciales à Beijing ont dépassé les 10 000. Les représentations des provinces à Beijing sont nées à l’époque de l’économie planifiée pour rendre service aux fonctionnaires locaux lors de leur visite à Beijing. Aujourd’hui, à part les trois tâches principales, telles que le recueil des informations, la réception et l’attraction des investissements ; persuader les provinciaux venant se plaindre à Beijing de retourner au pays constitue leur principale mission politique, afin de garantir la stabilité de la Capitale.
Au début, la création de ces représentations était nécessaire et raisonnable, mais aujourd’hui, certaines d’entre elles sont devenues un foyer de corruption. Selon les experts interviewés, bien qu’il existe beaucoup de problèmes sur les représentations provinciales à Beijing, à cause des intérêts très complexes, leur suppression immédiate n’est pas un bon choix.Il faut perfectionner le système de surveillance et de contrôle et définir de nouveau leurs fonctions précises.
Outlook Weekly publié le 1er juin, No. 22 / 2009
De nouvelles lois anti-corruption peuvent attendre
Une série de règlements anti-corruption ont été délivrés il y a peu, cela signifie que la Chine est entrée dans une étape très importante dans ce domaine. Dans le futur, la tendance est de consolider les résultats de la lutte contre la corruption par la loi et de renforcer la construction de la probité gouvernementale. Il faut accorder une grande importance à la création d’un système anti-corruption à long terme.



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