Rédacteurs :
François Legué, Christine CHEN Yu
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- Couverture Outlook weekly du 4 mai 2009
Outlook Magazine publié le 4 mai, No. 18/2009
Reportage spécial : 90 ans de recherche depuis les évènements du 4 mai 1919
Depuis les évènements du 4 mai 1919, les Chinois poursuivent leur long chemin de recherche vers une société moderne dans l’esprit des sciences et de la démocratie, valeur fondamentale de ces évènements. Selon M. HU Ming, chercheur de l’Institut de littérature à l’Académie des Sciences sociales, la démocratie est la base du système fondamental, la science en est le principe de travail essentiel. Une fois la démocratie foulée aux pieds, la science a du mal à trouver sa place dans la société. Aujourd’hui en Chine, certains cadres ne croient qu’au pouvoir à cause du système de sélection actuel. Pour des raisons historiques, la construction de l’Etat de droit en Chine ne commence qu’après la réforme et l’ouverture. Il faut rattraper le retard dans ce domaine en harmonisant la gouvernance par la loi et la démocratie.
M. Wang Tao, Directeur Général de la Maison d’Edition du Commerce (商务印书馆), s’est exprimé dans une interview sur la transition chinoise vers l’état de grande puissance.
Au carrefour d’une transition historique, la Chine doit poursuivre sur la voie de la démocratie, des sciences et du développement en gardant la bonne direction. Actuellement, les risques et les dettes caractérisent la transition de la société chinoise. La transition structurelle de la société chinoise est une activité comportant de très grands risques, il faut garantir la bonne direction par l’intelligence du gouvernement. Depuis 60 ans, la Chine et son Parti ont obtenu de grands succès comme jamais auparavant, mais ils ont aussi commis de graves erreurs au cours d’une longue période ; aujourd’hui nous sommes obligé d’avancer avec ces dettes historiques. Dans ce contexte, le gouvernement doit promouvoir activement cette transition historique et renforcer l’identité (认同感)du peuple sur la tendance du développement historique. Des préparations psychologiques envers les défis et les difficultés éventuels sont très nécessaires.
Le patriotisme est aussi indispensable. Le Prof. Yang He, Secrétaire général adjoint du Comité du Parti de l’Université de Beijing a dit qu’actuellement, en traitant des relations et des affaires internationales, il faut avoir plus de confiance en soi avec une mentalité plus raisonnable, plus placide et plus généreuse.
Confucius, qui était considéré comme le symbole de la culture féodale et avait subi de fortes critiques pendant la période du 4 mai, est devenu aujourd’hui une incarnation de la culture traditionnelle chinoise avec l’ouverture d’une centaine d’Instituts Confucius dans le monde entier. M. HU Ming, chercheur de l’Institut de littérature à l’Académie des Sciences sociales, estime qu’effectivement la crise de la culture chinoise existe. Bien que Confucius et Mencius favorisent la sublimation morale de la Nation chinoise en résolvant des problèmes pratiques concernant la pensée philosophique et les critères moraux, ils ne sont pas capables d’assumer la lourde tâche de la renaissance culturelle de la Chine. Comment bien coordonner ces pensées traditionnelles avec le Marxisme et le Léninisme dans un nouveau système théorique de base ? C’est le casse-tête culturel de notre mission historique.
Concernant la « science », le concept de développement scientifique d’aujourd’hui a dépassé celui d’il y a 90 ans. Un système ouvert de développement est en train de se constituer en observant les principes suivants : ne pas éviter les contradictions, ne pas cacher les problèmes, ne pas se reposer sur ses lauriers et ne pas cesser de se libérer.
Monde
Globe Magazine publié le 1er mai, No. 9/2009
La mondialisation se développe vers l’ellipse
La crise financière n’interrompt pas la tendance du développement économique mondial. Elle joue au contraire un rôle moteur. Avant la naissance d’un monde plus équilibré, la mondialisation, stimulée par la crise, s’accélérera probablement vers une étape de développement « ovale ». C’est-à-dire qu’ au lieu d’un effet de dé-mondialisation, la crise financière a d’abord un effet de « dé-centralisation »(去中心化), le statut central des pays occidentaux, existant depuis l’époque moderne, commençant à changer. Le monde n’est pas encore « plat », on ne peut pas dire non plus que les pays occidentaux ont déjà perdu leur position concurrentielle dans la mondialisation à venir. Mais il est certain qu’une mondialisation ovale à centres multiples est déjà arrivée.
Outlook Magazine publié le 4 mai, No. 18/2009
L’ « obamaisme » est-il né ?
Mme Clinton, Secrétaire d’Etat américain, a résumé le 22 avril la politique étrangère du gouvernement d’Obama en trois mots, « partenariat, pragmatisme et principes ». On dit que l’Obamaisme commence à apparaître.
L’Obamaisme peut se résumer ainsi :
- Une question-clé à résoudre : la crise financière ;
- Deux guerres à terminer : le retrait d’Iraq et le succès en Afghanistan ;
- Trois missions importantes à réaliser : rétablir l’image internationale des Etats-Unis, s’efforcer de construire de nouvelles relations internationales en établissent des contacts avec tout le reste du monde ; participer largement à la résolution des questions internationales ou régionales.
- Quatre caractères : accorder plus d’importance au multilatéralisme, au soft power, à la sécurité non-traditionnelle ainsi qu’au pragmatisme.
Dans l’aspect stratégique, l’Obamaisme se caractérise par la diplomatie d’équilibrage (均势外交). Par rapport au « Bushisme », le style d’Obama est moins expansionniste et aventureux. En un certain sens il favorise l’atténuation de la situation stratégique très difficile des Etats-Unis ainsi que la stabilité mondiale. Mais par d’autres côtés, l’avenir de l’Obamaisme est plutôt incertain. En effet l’idée essentielle de l’Obamaisme est toujours la domination américaine dans le monde entier. Or la contradiction entre ce but trop ambitieux et la force relativement insuffisante des Etats-Unis ne peut pas être indéfiniment atténuée.
Globe Magazine publié le 1er mai, No. 9/2009
Le G2 n’est pas une option de la Chine
En réalité, La théorie du G2 contient beaucoup d’aspects critiquables et ne peut pas être mise en œuvre. Si les Etats-Unis le veulent, ils peuvent former des G2 dans les domaines différents avec des pays différents. Ils ont enfin choisi la Chine parce qu’il existe un très grand écart entre ces deux pays ; dans ce cas-là, les Etats-Unis joueront le rôle principal dans ce duo, comme dans les relations euro-américaines ou américano-japonaises. Si cette conception devient réalité, la Chine rencontrera une série de défis diplomatiques. Certains pays en développement éprouvent d’ores et déjà des inquiétudes envers l’influence chinoise de plus en plus remarquable sur la scène internationale. Au fond, les stratèges américains prônent toujours l’équilibrage entre l’Europe et l’Asie et créent des freins et des contrepoids entre les grands pays de ces deux continents. Face aux grands risques stratégiques, la Chine doit bien connaître son statut, sa force nationale ainsi que les circonstances internationales et rester prudente devant la théorie du G2.
Chine
Phoenix Weekly publié le 25 avril, No. 12/2009
Ouverture de la presse et société plate* (社会扁平化)
L’ouverture de la presse et le fait que la société devienne de plus en plus « plate » constituent une tendance irréversible du développement social en Chine. La ‘platitude’ sociale désigne au fond les valeurs universelles. Mais de nos jours, cette idée se traduit d’abord par une société plate à l’intérieur, c’est-à-dire par l’égalité des droits des citoyens et celle des chances pour le développement, et par le partage des résultats du développement social. Il faut considérer la liberté et le bonheur universels comme le but du développement social, en harmonisant les objectifs de la gestion sociale et du progrès. L’ouverture de la presse, à l’intérieur comme à l’extérieur, est indispensable à la réalisation d’une société « plate ». Actuellement, les citoyens chinois sont beaucoup plus sensibles à leurs propres droits en soutenant les luttes contre la corruption et les droits particuliers afin de réaliser l’égalité sociale. Les cadres dirigeants joueront un rôle très important dans ce développement social.
Note : avant la publication de cet article, l’Administration générale de la Presse et de l’Edition de Chine avait annoncé une protection renforcée des activités des médias.
*Référence à l’ouvrage de M. Thomas L. Friedman, « La terre est plate ».
Outlook Magazine publié le 4 mai, No. 18/2009
La mentalité politique des étudiants chinois actuels
Selon les questionnaires et interviews réalisés par Outlook Magazine dans quelques universités de Shanghai, Nanjing et Hefei, les étudiants chinois développent pour les affaires politiques un intérêt varié et très vif. En général, ils acceptent les valeurs politiques courantes et participent à la vie politique avec un esprit paisible. Mais avec la popularisation de l’internet et les échanges d’informations avec l’extérieur, il y aura de plus en plus de facteurs qui influenceront les jeunes gens. Il faut donc constituer un canal d’information principal très efficace, développer davantage la transparence de l’information et résoudre les problèmes pratiques des étudiants.



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