Rédacteurs : François LEGUE, Christine CHEN
Economie – G20
Outlook Magazine publié le 30 mars, No. 13 2009
Une série d’articles analysant les questions autour du G20
Est-ce que le prochain Sommet de Londres promouvra comme prévu la réforme du système monétaire et financier international ainsi que le démarrage de la procédure de la reprise économique ? Selon Liu Junhong, auteur et directeur du centre de recherches sur la mondialisation de l’Académie de recherches sur les relations internationales contemporaines, la simultanéité des politiques économiques internationales est difficiles à réaliser, parce que face à la crise, les pays ont pris des politiques attachant plus d’importance aux questions intérieures et le protectionnisme commercial commence à gagner du terrain. L’économie mondiale est entrée dans une période pleine de dangers et le futur sommet G20 doit s’attacher à la solution de trois questions inévitables : traitement des prêts non performants, réforme du système financier international ainsi que lutte contre le protectionnisme commercial.
Les Etats-Unis ont décidé de racheter une grosse partie de leur dette nationale, mais selon la plupart d’experts interviewés, cette action spéciale ne sera efficace qu’à court terme, cette action de la Réserve Fédérale aggravera la bulle des dollars et deviendra une bombe à retardement dans le futur. Mais la Chine possède une force de dissuasion suffisante pour répondre à cette action irresponsable.
Concernant les droits de vote des économies émergentes, les experts constatent que l’émergence rapide de ces pays est le plus grave impact qu’a subi le système économique dominé par les pays occidentaux à l’issue de la deuxième guerre mondiale. La domination des pays occidentaux en termes de droits de vote ne pourra pas être changée à court terme.
OTAN
China Newsweek publié le 30 mars, No. 11 2009
La nouvelle vitalité d’un OTAN âgé
60 ans après, le terme « l’OTV – l’Organisation du Traité de Varsovie » est déjà devenu une expression historique, par contre, en tant que fossile vivant de la Guerre froide, l’OTAN mène toujours une vie active. La froideur entre les deux coté de l’Océan atlantique arrive probablement à sa fin. Le Président Sarkozy a annoncé le retour complet de la France dans l’OTAN, l’ambition des Gaullistes de restreindre Washington est tombée dans le silence. 20 ans après la Guerre froide, l’OTAN a trouvé ses nouvelles missions — la lutte contre le terrorisme, la prévention de la prolifération, l’intervention humanitaire ainsi que le maintien de la paix. Mais il existe nombre de difficultés à l’intérieur de l’OTAN. « L’OTAN doit mettre en œuvre la transition, qui attend depuis longtemps, mais jusqu’aujourd’hui il y a toujours plus de discours que d’actions. Presque tout le monde estime que la structure actuelle de l’OTAN est dépassée et trop lourde. Bien que la transition soit un processus comportant de nombreuses difficultés, l’OTAN possède aujourd’hui le meilleur environnement politique de son histoire » a dit à China Newsweek, un ancien Ambassadeur de France à l’OTAN.
Aujourd’hui, les Etats-Unis et l’Europe sont arrivés à un consensus : l’existence de l’OTAN est tout à fait nécessaire et le sera pendant une période assez longue.
China Newsweek publié le 30 mars, No. 11 2009
« Au Revoir à la France indépendante »
Il y a 40 ans, la France s’était retirée de l’OTAN en annonçant que « l’Europe était aux Européens » ; aujourd’hui, elle a décidé de retourner à l’OTAN en disant comme à son habitude que « l’Europe est aux Européens ». Silencieusement, le plus remarquable drapeau du Gaullisme –l’indépendance – est descendu.
Cette décision du Président Sarkozy n’est pas seulement une simple considération idéologique, elle est plus tôt l’issue d’une réflexion stratégique. Mais dans la pratique, est-ce que les Etats-Unis partageront vraiment leur rôle dominant dans l’OTAN avec la France ? Est-ce que la France est capable de garder son indépendance, considérée traditionnellement comme essentielle pour le pays ? Les réponses sont encore incertaines.
Chine
Nan Feng Chuang du 25 mars au 7 avril, No. 7 2009
Deux signes politiques au Tibet en mars
Mars est toujours un mois remarquable au Tibet, le 10 est l’anniversaire de la rébellion armée et le 28 est l’anniversaire de la réforme démocratique.
Après 50 ans de réforme démocratique au Tibet, l’économie, la structure sociale ainsi que la vie du peuple ont connu d’énormes changements, mais, en même temps, l’influence du groupe du Dalaï Lama ne s’est pas beaucoup dissipée. Cela est tout d’abord dû au soutien et à l’instigation des forces hostiles internationales. Mais nous devons aussi avoir des réflexions sur notre stratégie envers le groupe du Dalaï Lama, y compris l’évaluation de l’équilibre des forces entre nous et le groupe du Dalaï Lama. La vraie force est au peuple. Mais ni la société laïque ni la religion ne constituent une force de monopole qui empêche le développement social. Nous devons et nous pouvons empêcher et désintégrer totalement le monopole et la manipulation du bouddhisme tibétain par le groupe du Dalaï Lama, en prenant des mesures raisonnables et légales. Il y a 50 ans, le processus de réforme au Tibet avait été reporté à cause d’une surévaluation de la force réelle du groupe du Dalaï. Aujourd’hui, est-ce qu’il existe encore une telle surestimation, qui embarrasse les progrès que nous aurions dû faire ?
World Affairs magazine publié le 1er avril, No. 7 2009
A la Une, une série d’articles portent sur les relations entre le Tibet et le monde, dont une interview spéciale du Panchen Lama. D’autres articles présentent les expériences des Occidentaux au Tibet, le développement du Tibet depuis 50 ans, ainsi que la signification de l’abolition de l’esclavage.
Global Magazine publié le 1er avril, No. 7 2009
Reportage spécial : clichés et réalité du Tibet
Une série d’articles présentent la « vie réelle » de quelques Tibétains représentatifs de tous les milieux, ainsi que le développement au Tibet. Il y a aussi deux analyses sur la politique chinoise au Tibet ainsi que la stratégie chinoise luttant contre le groupe du Dalaï Lama : « les circonstances de l’élaboration de la Journée de la libération des serfs » et « les méthodes médiatiques habituelles du Dalaï Lama ».
Nan Feng Chuang du 25 mars au 7 avril, No. 7 2009
Reportage spécial : L’image des juges est-elle changée ?
Après dix ans de reformes juridiques intermittentes, la corruption dans ce domaine est devenue un grave problème. Le vrai problème de la réforme judiciaire est : comment rendre réellement la justice. Si l’égalité des intéressés ne peut pas être garantie et les juges n’obéissent pas aux règles professionnelles fondamentales, telles que d’éviter des contacts unilatéraux ou des transactions dans les coulisses, aucune réforme formelle ne sera capable de réaliser la probité et l’égalité judiciaires. L’essentiel pour prévenir la corruption judiciaire est la supervision sociale. Au lieu d’éliminer la corruption, se fier totalement à la supervision des supérieurs hiérarchiques ne pourrait changer que la forme de la corruption et risquerait de faire apparaître de nouvelles corruptions encore plus graves. Bien que la réforme dure déjà depuis 10 ans, en fait, aucune réforme judiciaire substantielle n’est pas encore démarrée. Il faut avoir un esprit ouvert et définir des critères d’évaluation objectifs, équitables et transparents.
La corruption judiciaire est en fait celle des milieux officiels, la corruption des juges celle des fonctionnaires ; quand la corruption des fonctionnaires s’aggrave, les juges ne peuvent pas y échapper.
Phoenix Weekly pulié le 25 mar, No. 9 2009
Doutes sur la formation à l’étranger des juges chinois
Depuis le premier soutien de la Fondation Ford en 1989, toutes sortes de formation des juges chinois à l’étranger se poursuivent depuis presque 20 ans. Mais pendant ce temps-là, quel rôle jouent-ils dans le processus de la modernisation judiciaire ? Les juges formés eux-mêmes ou ceux qu’ils ont formés, est-ce qu’ils sont devenus des pierres de soutènement constituant la base d’une société de droit en Chine ? La réponse n’est pas très optimiste. D’après les experts, bien que la formation ait certains avantages, elle coûte beaucoup et n’est pas très rendable.
China Newsweek publié le 30 mars, No. 11 2009
Le retour en masse des ouvriers-paysans internationaux : un rêve rapatrié
Chaque année, des dizaines de milliers de Chinois partent à l’étranger pour travailler au noir. Mais actuellement, dans un contexte de chômage dû à la crise économique internationale, les politiques envers « les travailleurs illégaux » sont beaucoup plus strictes et ils sont obligés de rentrer au pays. Depuis novembre 2008, le nombre de personnes rapatriées a beaucoup augmenté, selon une statistique du Bureau d’inspection du Rapatriement à Beijing. Au cours des deux premiers mois de 2009, on compte plus de 500 rapatriés, soit 30% de plus que par rapport à la même période de l’année dernière. Et à Shanghai Pudong, le Bureau a reçu à peu près 250 rapatriés venant de Grande Bretagne en 2 mois, dont 90% ont pris l’initiative de leur retour.
Xinmin weekly du 23 au 29 mar, No.11 2009
La libre conversion du RMB démarre
A travers le projet monétaire appliqué officiellement le 16 mars, le RMB est entré dans une période de « libre conversion » restreinte. C’est une étape révolutionnaire de la réforme du mécanisme des taux de change. Le RMB deviendra une monnaie de règlement international. Cette politique favorisera la sécurité des réserves en devises, améliorera le statut international et la marchéisation du RMB. Mais en même temps, pour de nombreuses d’entreprises ou banques dans les domaines de l’importation et de l’exportation, il faut rattraper le plus vite possible les capacités d’analyse et de transaction sur le marché international des devises, parce que la protection gouvernementale arrivera bientôt à sa fin.



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