Revue des hebdos chinois (3 au 8 août 2009)

Le service de presse de l’ambassade vous propose chaque semaine une synthèse en français des principaux sujets d’actualité traités par une sélection de magazines chinois. Cette semaine : les relations Chine-USA et le G2, la Chine dans la période post-olympique ainsi que la sécurité des frontières de la...

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Revue des hebdos chinois (3 au 8 août 2009)

Paru le : 10 août 2009

Le service de presse de l’ambassade vous propose chaque semaine une synthèse en français des principaux sujets d’actualité traités par une sélection de magazines chinois. Cette semaine : les relations Chine-USA et le G2, la Chine dans la période post-olympique ainsi que la sécurité des frontières de la Chine.

Rédacteurs :
François LEGUE, Christine CHEN Yu

Southern Weekly, publié le 30 juillet
La Chine et les Etats-Unis : G2 peut-être, mais pas alliés

« Est-ce que la Chine et les Etats-Unis sont déjà devenus un G2 ? Bien sûr, entre eux, il n’existe pas d’alliance, mais à en juger par l’influence, ils en sont dignes. Dans le contexte de la crise financière, l’influence chinoise a déjà dépassé celle des Etats-Unis » a conclu M. Xia Yishan, Directeur général du Centre de Recherches sur l’énergie au Ministère des Affaires étrangères chinois à l’issue du premier dialogue stratégique et économique Chine-USA.

Les coopérations bilatérales entre ces deux pays possèdent un très bel avenir dans les domaines de l’environnement, du climat et de l’énergie, grâce à une forte complémentarité et aux intérêts communs très larges. Mais cela dépend particulièrement du degré d’ouverture de la technologie américaine vers la Chine. Selon les statistiques publiées par le Ministère des Finances américain, au cours des neuf premiers mois de l’année fiscale 2009, le déficit gouvernemental a dépassé, pour la première fois, 1000 milliards de dollars. Les Etats-Unis ont vraiment besoin de l’aide de la Chine. Du fait de la dépréciation de la valeur de la dette américaine, auparavant qualifiée de « monnaie dorée », la stratégie énergétique apparaît comme la solution d’avenir, mieux adaptée aux intérêts communs.

Sur ce sujet, il existe deux divergences entre la Chine et les Etats-Unis. D’abord, la Chine ne s’est toujours pas engagée sur des chiffres précis de réduction d’émissions, et elle attend des Etats-Unis qu’ils précisent d’abord leurs engagements. Toutefois, M. Xia Yishan estime que même si ces deux pays n’arrivent pas à un accord avant la fin de l’année, le sommet de Copenhague ne connaîtra pas nécessairement un échec. Deuxièmement, la Chine s’oppose activement à la proposition sur la taxe carbone des Etats-Unis. La même proposition française a aussi été rejetée le 25 juillet lors du sommet des ministres de l’environnement européens et qualifiée d’ « impérialisme écologique ». En réalité, les Etats-Unis n’ont pas du tout d’alliés sur cette question. En tant que plus grands émetteurs du gaz à effet de serre, la coopération entre ces deux puissances joue un rôle décisif.

En tant que première et troisième grandes puissances économiques, l’évolution des relations économiques bilatérales exercera une énorme influence sur le . Cela constitue l’objectif du G2. Actuellement, bien qu’il existe encore des espaces de concession sur le taux de change et que la réforme du système financier international avance progressivement, l’« équilibre fragile » entre le dollar et le yuan s’est déjà formé, la structure en G2 est, dans un certain sens, inévitable.

Dans le domaine de la sécurité, ces deux pays ont des besoins réciproques, mais se freinent en même temps. La signature par les Etats-Unis du Traité d’Amitié et de Coopération en Asie du Sud-Est en est un exemple. Bien que M. Ma Zhengang, ancien Ambassadeur de Chine en Grande Bretagne et directeur de l’Institut de recherches des relations internationales (CIIS) n’est pas tout à fait d’accord avec le terme de G2, il est évident que la Chine et les Etats-Unis sont les plus importants pays du monde.

En conclusion, ces deux pays ne sont pas du tout des alliés, mais le G2 existe objectivement.

 International

Outlook magazine publié le 3 août, No. 31 2009
Les nouveaux aspects des relations sino-américaines

A l’issue du Dialogue stratégique et économique Chine-USA, les relations bilatérales ont de nouvelles caractéristiques, à commencer par les efforts des deux parties pour créer une bonne ambiance entre eux.

Concernant les trois sujets principaux du dialogue (la sécurité financière, la coopération énergique et la question nucléaire nord-coréenne) les deux parties s’accordent sur le principe de « rechercher l’identité de vue tout en mettant de côté les divergences ». En fait, les anciens problèmes entre la Chine et les Etats-Unis existent toujours, mais ces deux pays se tournent vers les questions au sujet desquelles la coopération pourrait être plus large afin de développer davantage les relations bilatérales. Dès lors, bien que le dialogue soit un bon point de départ, les relations bilatérales Chine-Etats-Unis rencontreront de durs défis dans le futur. Parce que les convergences entre la Chine et les Etats-Unis lors du dialogue ne sont que des intentions stratégiques ou des buts, l’application sera bien différente.

Dans un article intitulé « quand Hillary rencontre Wang Qishan », China Newsweek publié le 3 août, No. 28/2009, a suggéré comment mieux coordonner les différents départements et comment promouvoir les relations bilatérales à travers de nouveaux systèmes de dialogue. Ceux sont des casse-têtes pour les deux gouvernements, surtout pour les Etats-Unis, plus individualistes, et qui manquent d’esprit d’équipe. Mais la partie chinoise n’a jamais espéré que tous les problèmes puissent être réglés en une seule réunion. De toute façon, le dialogue entre la Chine et les Etats-Unis au début du mandat d’Obama signifie que, dans une certaine mesure, les Etats-Unis considèrent la Chine comme un partenaire. Le premier dialogue stratégique et économique sino-américain permet également de communiquer et de préparer la visite d’Obama en Chine en octobre.


Xinmin Weekly du 27 juillet au 2 août, No. 29/2009
Pourquoi je suis fâché contre les médias occidentaux
Par M. Zheng Ruolin, correspondant du Shanghai Wenhuibao à Paris

Les reportages des médias occidentaux sur les émeutes du 5 juillet à Xinjiang ne sont pas du tout objectifs ni justes. En fait, dès que la Chine est impliquée, les préjugés et les déformations apparaissent tout de suite, ce fait est devenu aujourd’hui une habitude. Pour découvrir ce phénomène anormal, M. Zheng Ruolin a fait des analyses très précises sur les reportages de deux grands médias français : Rue89 et le Monde. En conclusion, il a signalé que les Chinois doivent tenir compte de cette réalité et dire « Non » à haute voix lorsque cela est nécessaire.


Xinmin Weekly du 27 juillet au 2 août, No. 29/2009
Quang le Louvre rencontre la Cité interdite

Un documentaire de 12 épisodes sur le Louvre et la Cité interdite verra le jour avant la fin de l’année. Un article relate les vingt jours de tournage qui se sont déroulé en France dont trois jours dans le Louvre, fermé au public pour l’occasion.

 Chine

Outlook magazine publié le 3 août, No. 31 2009
Reportage spécial : la Chine un an après les JO

Le magazine dresse un bilan de la Chine un an après les JO de Beijing. En raison de sa très forte croissance économique, la Chine est amenée à jouer un rôle de plus en plus important sur la scène internationale. Bien que la période post-olympique ait coïncidé avec la crise financière internationale, le taux de croissance chinois durant la première moitié de cette année a dépassé 7.1%.

La communauté internationale formule de plus en plus d’attentes vis-à-vis de la Chine, cela signifie non seulement une coopération de plus en plus importante avec la Chine, mais aussi la possibilité de l’émergence de nouveaux conflits. Face à la Chine, les pays occidentaux ont une attitude ambivalente, en effet le miracle chinois est basé sur un système qu’ils ne connaissent pas du tout, cependant, aujourd’hui, les liens étroits qui existent entre les intérêts économiques ainsi que la diffusion rapide des informations ont rendu nécessaires les échanges et les coopérations entre l’Orient et l’Occident. Depuis un an, la Chine est plus transparente et internet est devenu une plate-forme très importante d’expression de l’opinion publique.

Dans le cadre de sa nouvelle politique de propagande vers l’extérieur, le gouvernement devra savoir bien profiter d’internet. Dans cette période post-JO, le développement rapide des milieux associatifs et bénévoles aide également à corriger les préjugés de l’Occident à l’encontre de la Chine.

L’effet négatif post-olympique généralement observé chez les pays organisateurs ne s’est pas vraiment fait sentir en Chine. L’impact économique lié à l’organisation des JO a été en effet limité pour la Chine en raison de la taille de son économie et de sa forte croissance qui reste soutenue. Les sites olympiques sont également bien utilisés depuis la fin des JO, le Stade National (Le nid) en est un très bon exemple.


Outlook magazine publié le 3 août, No. 31 2009
Etablir ensemble la base de la sécurité frontalière

Dans l’ensemble, les régions frontalières de la Chine restent stables, mais le pays fait face à de nouveaux défis très importants en matière de sécurité. En raison de liens de plus en plus étroits entre facteurs de sécurité traditionnels et non-traditionnels, les responsables en charge du maintien de la sécurité au niveau des frontières Nord-ouest et Sud-ouest font face à toutes sortes de nouveaux défis venant de l’intérieur comme de l’extérieur. Mais actuellement, les administrations concernées n’ont pas encore accordé assez d’importance aux aspects de sécurité non-traditionnels. La stabilité des esprits dans les régions frontalières est aussi très importante. Xu Lili, Directeur adjoint du Centre de Recherches sur les minorités nationales du Sud-ouest à l’Université du Xinjiang, souligne que les superficies du Xinjiang et du Tibet représentent respectivement 1/6 et 1/8 du territoire de la Chine et rassemblent 1/3 des frontières chinoises. La stabilité de ces deux pays est directement liée à la sécurité territoriale, frontalière et diplomatique de la région Sud-ouest. M. Yu Xiaofeng, directeur du Centre de recherches sur la sécurité non-traditionnelle et le développement pacifique à l’Université du Zhejiang, estime qu’aujourd’hui la notion de « frontière » signifie non seulement les frontières terrestres mais aussi des frontières maritimes, aériennes et spatiales. Surgissent aussi les nouvelles notions, telles que la « frontière souple » et la « frontière stratégique ».

Concernant les défis frontaliers, il existe quatre régions clés (Taiwan, Xinjiang, Tibet et la frontière maritime) auxquelles on peut rajouter la frontière nord-est, un peu moins importante . Les plus grands défis pour la sécurité non-traditionnelle par ordre d’importance sont : les « trois forces » (terrorisme, séparatisme et intégrisme), les questions écologiques, le déséquilibre entre l’exploitation et la répartition des ressources, les migrations ethniques transnationales, l’installation d’émigrés nationaux, les relations entre les ethnies ainsi que les conflits entre les minorités et les Hans.


China Newsweek publié le 3 août, No. 28/2009
Couverture : la nouvelle révolution de Shanghai

La crise financière oblige Shanghai à abandonner son ancien mode de croissance et trouver un nouveau mode de croissance.

Depuis 17 ans, la croissance économique de Shanghai a toujours été au premier rang en Chine avec un taux de croissance de plus de10%. Le PIB par habitant a augmenté de 5000 yuans (1989) à 73124 yuans (2008), soit plus de 10000 dollars. Cependant, pendant la première moitié de cette année, le taux de croissance de Shanghai n’a été que de 5.6%, alors que la croissance moyenne de la Chine s’élevait à 7.1%. La fameuse « mode de Shanghai », c’est-à-dire le modèle selon lequel la répartition des ressources et l’investissement sont dominés principalement par des grandes entreprises gouvernementales, est en train de faire face à une dure remise en question. Les bulles immobilières, le manque d’innovation de l’industrie de fabrication ainsi que les limites de la réforme financière chinoise empêchent la transition de Shanghai en un centre financier international.


Southern Weekly, publié le 30 juillet
Les études chinoises sur les pays étrangers ne sont pas satisfaisantes, et celles sur la Chine elle-même ne le sont pas non plus

D’après l’auteur, les études chinoises sur les pays étrangers sont très arriérées par rapport à celles des pays étrangers sur la Chine, voire en retard par rapport à celles des pays africains sur la Chine. De plus, les études chinoises sur la Chine elle-même sont également insatisfaisantes. Ceci est principalement dû à l’histoire particulière de la Chine depuis la deuxième moitié du 19ème siècle, qui a vu la mise en place de nombreux obstacles à la réalisation d’études dans les domaines historique ou social, voire sur des sujets typiquement chinois, tel que le site de Dunhuang. Une des conséquences remarquables est que le site de Dunhuang est en Chine, mais que les études de niveau avancé sur ce sujet ont été réalisées à l’étranger.

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