Revue des hebdos chinois (19 au 23 juillet 2010)

Le service de presse de l’ambassade vous propose chaque semaine une synthèse en français des principaux sujets d’actualité traités par une sélection de magazines chinois. Cette semaine : la Chine entre l’inflation et le déflation, l’industrie de nouvelles énergies en France ainsi que le « revenu gris » en...

Article

Revue des hebdos chinois (19 au 23 juillet 2010)

Paru le : 28 juillet 2010

Le service de presse de l’ambassade vous propose chaque semaine une synthèse en français des principaux sujets d’actualité traités par une sélection de magazines chinois. Cette semaine : la Chine entre l’inflation et le déflation, l’industrie de nouvelles énergies en France ainsi que le « revenu gris » en Chine.

Rédacteurs :
Yo-Jung Chen, Christine CHEN Yu

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Nandu Zhoukan publié le 19 juillet, No. 27 2010
Couverture : Soucis d’inflation de la classe moyenne chinoise

Suite à une série de mesures rigoureuses visant à contrôler la surchauffe du marché immobilier, les loyers ont connu une augmentation brutale de plus de 20% à Pékin tandis qu’en même temps, gagnant 3.1%, le CPI (Indice des Prix à la Consommation) a aussi dépassé la cote d’alerte. Mais la complexité de la situation économique est telle que les économistes chinois divergent dans leurs prévisions de l’avenir de l’économie chinoise, certains prévoyant l’inflation, certains estimant que ce sera plutôt la déflation, et encore d’autres sont simplement pessimistes. Cette incertitude sur l’avenir de l’économie chinoise créé un sens d’insécurité dans la classe moyenne. Les soucis de la classe moyenne sont probablement ceux de la Chine. Il faut y accorder une grande importance parce qu’cette classe sociale sert de lubrifiant pour la stabilité sociale et constitue aussi le corps principal des consommateurs. Un affaiblissement de la capacité de consommation de la classe moyenne, couplant à la dépréciation de l’épargne de la classe ouvrière pourrait rendre difficile l’application de la politique visant à élargir la demande intérieure. De plus, les contradictions sociales seront de plus en plus intenses. Il est nécessaire de trouver des véritables solutions en analysant attentivement les racines de ces soucis.


Nan Feng Chuang du 14 au 27 juillet, No. 15 2010
Spécial : inflation ou déflation ?

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Frappée par la crise de la dette européenne lors de la reprise en spirale, l’économie chinoise risque de s’empirer à nouveau et devient plus imprévisible.

Les points de vue des professionnels sont diamétralement opposés dans leur prévision de l’orientation de l’économie. L’inflation ou la déflation ? La reprise ou la récession ? Une chose néanmoins est certaine : l’économie chinoise ne se porte pas bien. Selon les statistiques économiques récentes, la reprise économique chinoise est en train de se démobiliser. L’économie chinoise se trouve probablement devant un tournant important. D’après les experts, un retrait prématuré de la politique de stimulation risque de provoquer une « double chutes », alors qu’un retrait tardif conduira à l’inflation. Une réévaluation précipitée du yuan conduirait à la détérioration de l’exportation et à la difficulté du marché de l’emploi alors que, dans le cas contraire, il faudrait s’attendre à plus de pression internationale. Une faiblesse des exportations affecterait gravement le développement économique, mais un développement sain de l’économie exige l’élargissement de la demande intérieure. Les grèves d’ouvriers et les conflits sociaux impliquent une augmentation du salaire, mais une charge élevée des entreprises conduira à la faillite de certaines usines et donc au chômage de nombreux ouvriers. La bulle immobilière constitue un facteur néfaste de l’économie chinoise : les nouvelles politiques immobilières ne doivent pas être menées à mi-chemin, puisque c’est probablement la dernière occasion de régulariser le marché immobilier : or, une baisse du marché immobilier apporte aussi les risques de la régression économique.

Tous ces problèmes soumettent à une rude épreuve la capacité du gouvernement chinois en matière de prise de décision. Dans l’avenir, la tendance économique dépendra principalement du choix des politiques. L’important aujourd’hui est d’équilibrer toutes les relations. Il faut sortir des politiques macroéconomiques et créer une force motrice interne, afin de faire de la reprise économique chinoise soutenue par les politiques une croissance durable stimulée par le marché.

 International

Outlook Weekly publié le 12 juillet, No. 28 2010
Le développement de l’industrie de nouvelles énergies en France
Par Li Xuemei, correspondant à Paris

La France n’est pas dotée de ressources énergétiques abondantes, ses réserves de pétrole et de gaz sont limitées et ses ressources de charbon sont en cours d’épuisement. Dans ce contexte, la France a enfin trouvé une nouveau mode de développement en exploitant les nouvelles énergies. Maintenant, elle s’est non seulement tirée de la dépendance des énergies traditionnelles, mais a aussi bénéficié d’énormes intérêts économiques.

La France a mis en œuvre depuis fin 2008 une série de mesures pour promouvoir le développement global des énergies renouvelables, dont l’énergie nucléaire occupant une place très importante et considéré comme « une opportunité historique » pour le développement français. La France s’attache aussi à développer les véhicules propres qui constituent un point de percée dans le développement des nouvelles énergies.


Nan Feng Chuang du 14 au 27 juillet, No. 15 2010
La situation embarrassante d’Obama en Afghanistan

Les différentes ethnies afghanes ne sont pas connues pour leur sentiment d’appartenance et d’identification nationales, mais elles agissent chacune à sa manière dans la cadre d’une Afghanistan souveraine où le séparatisme est quasiment absent. Plusieurs grandes puissances ont connu des échecs dans leurs tentatives d’invasion de ce pays. La nouvelle Guerre d’Afghanistan dure déjà 9 ans et les Etats-Unis sont conscients qu’ils risquent de connaître le même sort que l’URSS. Similaire à l’intention soviétique de développer le communisme en Afghanistan en faisant de ce pays un pays satellite, les Etats-Unis tentent d’y établir un pouvoir démocratique en espérant de le transformer en un allié. Le nouveau commandant des troupes américaines en Afghanistan est fort en communication politique. Peut-être Obama s’est-il déjà rendu compte que les Etats-Unis vont bien tôt suivre la voie erronée de l’URSS. Dans ce contexte, par rapport au retrait embarrassant de l’URSS, Obama espère que les troupes américaines parviennent à se retirer de l’Afghanistan en gardant toute leur contenance.

 Chine

Outlook Weekly publié le 12 juillet, No. 28 2010
La puissance souple (soft power) manifestée dans les changements de la structure mondiale

Dans l’aménagement de la « soft power » chinoise, il faut être conscient des réalités particulières à la Chine ainsi que de la stratégie du développement, en particulier du développement synchronisé des forces de la culture, de la qualité, du système et des médias.


Nan Feng Chuang du 14 au 27 juillet, No. 15 2010
L’inquiétude des capitaux transnationaux en Chine

Depuis 30 ans, la Chine était toujours la destination idéale des investissements étrangers, mais aujourd’hui, il semble que de plus en plus d’entreprises étrangères se préoccupent de la durabilité de cet environnement favorable même si elles n’ont pas du tout l’envie de quitter la Chine. Malgré la bonne volonté manifestée par le gouvernement chinois à plusieurs reprises, les investisseurs étrangers estiment que l’environnement d’investissements se détériore. La plus grande des plaintes des entreprises étrangères en Chine concerne l’application arbitraire des lois et règlementations. La réalité est qu’en Chine, la législation et l’élaboration des politiques continuent à favoriser les capitaux transnationaux tandis que le gouvernement neprotège pas assez le développement des industries domestiques, alors qu’au contraire, l’application des lois et des règlements est arbitraire et incertaine. C’est en fait le pire facteur pour les capitaux nationaux comme les capitaux transnationaux.

Pour les entreprises étrangères, l’augmentation des salaires des ouvriers paysans ne pose pas de problème, puisque de toute façon, la main-d’œuvre chinoise possède toujours le meilleur ratio qualité-prix dans le monde. Les ouvriers chinois ont généralement un enseignement de base, sont nombreux, qualifiés, laborieux et travaillent à bas prix ; En plus, ils manquent de sens d’organisation et d’une conscience des droits de l’homme. De l’autre côté, la plupart des entreprises étrangères ne sont pas du secteur de la transformation. En réalité, ce sont les entreprises de sous-traitance locales qui sont plus sensibles aux changements des politiques de main-d’œuvre.

Dans le cadre de l’actuel système politique chinois, le vrai danger des litiges sociaux est une réaction excessive du gouvernement qui risque de transformer une négociation capital-travail en une confrontation politique et de nuire à la réputation de la Chine, maillon fiable de la chaîne de production mondiale.

Lors d’une interview, M. Jacques de Boisséson, Président de la Chambre du Commerce européenne en Chine, a signalé que la clé du problème est la mise en application des lois et des règlements. En réalité, les lois chinoises, après des années de révision et d’amélioration, ne contiennent pas de problèmes particuliers. Par exemple, la loi sur le travail, la loi anti-monopole ainsi que la loi de la fusion-acquisition sont tous issues des réflexions approfondies du gouvernement. Mais lq déception des étrangers concerne plutôt la mise en application inefficace de ces lois.


Nouveau siècle publié le 19 juillet, No. 29 2010
Recalculer le « revenu gris » en Chine
Par Wang Xiaolu, chercheur à l’Institut des études sur l’économie nationale de la Fondation de la Réforme chinoise. L’article est un extrait de son étude « le revenu gris et la répartition du revenu national »

En 2008, le revenu gris (les revenus entre revenus légaux et revenus illégaux et qui sont actuellement très répandus en Chine) a atteint 5.4 billions de yuans, presque le double par rapport aux chiffres de 2005.

Mais selon les statistiques du gouvernement, le revenu par tête d’habitants dans les villes ne dépasse pas 16 000 yuans tandis que le revenu par tête des 10% des familles urbaines les plus riches n’a pas dépassé 44000 yuans. Apparemment, les statistiques officielles n’arrivent pas à montrer le vrai revenu des personnes à gros salaire.

L’existence d’un « revenu gris » énorme signifie que la répartition du revenu national est gravement distordue. Quand le pouvoir n’est pas efficacement contrôlé et surveillé, il recherche naturellement les intérêts économiques et s’associe avec le capital, ce qui produira en fin de compte à l’appropriation ou le pillage de la richesse sociale ainsi qu’une inégalité aggravante dans la redistribution de la richesse sociale et les contradictions sociales. Cette instabilité importante constitue un grand défi à l’avenir de la Chine. Malgré 30 ans de réforme du système économique, la Chine est très en retard dans la réforme du système politique. Il est nécessaire de lutter contre la corruption et de promouvoir la réforme politique. Afin de restreindre l’écart croissant des revenus, il faut promouvoir les réformes du système fiscal et de l’administration gouvernementale, établir des finances transparentes, et garantir enfin le contrôle du peuple sur le gouvernement et l’intervention du peuple dans les affaires publiques.

Gao Huiqing, chercheur du département de la prévision économique au Centre national d’informations, signale qu’il faut prendre des précautions strictes contre le piège des revenus moyens, caractérisés par l’illégalité dans la répartition des revenus et l’énormité des revenus anormaux.


Outlook Weekly publié le 19 juillet, No. 29 2010
Quand les barrières de l’industrie culturelle rencontre la force du capital ?

Dans le contexte de la crise financière internationale, en s’intégrant dans le marché du capital, l’industrie culturelle chinoise manifeste de grands changements favorables.

Ces deux dernières années, stimulée par la force du capital, la restructuration de l’industrie culturelle chinoise est très active avec une vingtaine de fusion-acquisition ou de réorganisation des entreprises. Les barrières imposées par le système, qui ont longtemps empêché le développement de l’industrie culturelle, commencent à être dissipées par la force du capital. Certaines entreprises culturelles chinoises commencent à mettre le pied dans le secteur financier, et par voie de la fusion-acquisition, le capital international pénètre aussi dans les secteurs émergents relativement moins contrôlés de l’industrie culturelle chinoise. De plus, plusieurs entreprises chinoises se sont introduites en bourse à l’étranger pour non seulement le financement mais aussi l’optimisation et la montée en gamme des entreprises.

Pour la Chine, les barrières principales de l’industrie culturelle sont celles des régions, des secteurs et du système de propriété.


Cette revue de la presse hebdomadaire chinoise est une synthèse d’articles publiés dans les magazines en Chine. Les articles présentés dans cette revue sont sélectionnés pour leur représentativité des courants et tendances dans ce pays. Ils reflètent l’avis de leurs auteurs et n’engagent en rien la position ni le point de vue de l’Ambassade de France en Chine.
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