Rédacteurs :
François LEGUE, Christine CHEN Yu
Sanlian Lifeweek publié le 10 août, No. 29 2009
Reportage spécial : La reprise économique et la pression de l’inflation
L’augmentation du prix des actifs vient essentiellement des anticipations optimistes sur la reprise économique, mais à court terme, la force d’impulsion directe est constituée de fluidités abondantes. Celles-ci proviennent principalement de trois sources. Tout d’abord, depuis le début de cette année, la porte du crédit du système bancaire est largement ouverte, grâce à une politique monétaire extrêmement souple ; ensuite, les indications d’une reprise économique de plus en plus évidente et les préoccupations sur l’inflation ont redynamisé la volonté d’investissement des habitants ; enfin, la "hot money" (l’argent spéculatif) est revenue à la charge, au lieu de l’appréciation du yuan, cette fois-ci, son but est la reprise économique. Il est évident qu’au lieu d’entrer dans l’économie réelle, les investissements des habitants et les flux hautement spéculatifs envahissent principalement la bourse et le marché immobilier afin d’avoir le maximum de retours à court terme. Dans ce contexte, où va la liquidité bancaire est une question très importante. Si la plupart des fonds bancaires n’entrent pas dans l’économie réelle, la formation de bulles d’actifs est inévitable. Le contrôle renforcé des crédits par les administrations gouvernementales depuis le mois de juillet freine dans une certaine mesure l’apparition des bulles. Mais la solution fondamentale dépend de la capacité de reprise de l’économie réelle. Si l’économie réelle continue à se reprendre et est capable de digérer la fluidité, les prêts bancaires en très grande quantité serviront de moteur à l’essor économique, sinon, la stagflation est inévitable.
Selon un article du Nan Feng Chuang du 29 juillet au 11 août, No.16 2009, il sera difficile de redresser la situation face à des liquidités excessives et des bulles d’actifs. Plus longue la période des bulles, plus grave l’impact sur l’économie. Des leçons du passé des Etats-Unis et du Japon apparaissent distinctement.
Caijing Magazine publié le 3 août, No.16 2009 a proposé de son côté de libérer l’investissement privé afin de promouvoir une croissance équilibrée.
Au cours du premier cycle de reprise économique, les grandes entreprises d’Etat et l’investissement gouvernemental ont joué le rôle principal. Maintenant, pour maintenir la reprise durable et éviter les bulles, il faut bien profiter des actifs privés. Mais aujourd’hui, le développement de l’économie privée est limité par de nombreux facteurs et supplanté par l’économie nationale. Le gouvernement chinois commence à prendre des mesures pour développer l’économie privée. Si ces mesures arrivent à libérer l’investissement privé, la situation de l’économie chinoise, dépendant totalement des investissements gouvernementaux, sera modifiée dans la deuxième moitié de cette année et l’année prochaine, la croissance économique de la Chine sera plus équilibrée et durable dans le futur.
International
Nan Feng Chuang du 29 juillet au 11 août, No.16 /2009
Barroso n’accomplit rien qui vaille et l’UE est perplexe
Bien que les gauchistes du Parlement européen veuillent toujours abandonner Barroso, ils n’arrivent pas à trouver de personne susceptible de le remplacer. Normalement, M. Barroso devrait rester en charge pour les cinq ans à venir. Mais si le traité de Lisbonne était adopté à l’automne prochain, M. Barroso deviendra « Premier Ministre de l’UE », sous réserve de contrôle du Président de l’Union Européenne. Face à l’incertitude de l’UE, la Suède, nouvelle présidente de l’UE, s’inquiète le plus. Mais d’après les médias, puisqu’elle n’a presque pas de relations énergétiques ou commerciales avec la Russie, l’attitude suédoise sera plus ferme que celle de la République Tchèque ou de la France.
Phoenix Weekly publié le 5 août, No. 22 2009
La voix chinoise dans les négociations sur le climat : pas de « trafic » avec les Etats-Unis
En tant que plus grand pays en développement se développant à une très grande vitesse, la politique et la position chinoises doivent exercer une influence importante sur la structure et le processus des négociations sur le climat dans la période post-Kyoto. Quelles que soient les actions communes de la communauté internationale ou la grande pression venant des négociations sur le climat, la Chine prend des mesures actives à l’intérieur pour lutter contre les risques du changement climatique. Parmi les 4000 milliards de yuans d’investissements gouvernementaux, 210 milliards sont destinés au développement de l’économie verte et 580 milliards pour la lutte contre le changement climatique. En ce qui concerne les obligations de réduction des émissions, il existe naturellement un jeu politique entre les économies développées et les pays en développement. Sous prétexte de la taxe carbone, les Etats-Unis demandent probablement à la Chine de s’engager officiellement à réduire un volume très précis ou entendent forcer la Chine à satisfaire leurs intérêts. Bien que les positions et les principes de ces deux pays soient divergents, ils arriveront quand même à certaines convergences à travers coopérations et dialogues.
Nan Feng Chuang du 29 juillet au 11 août, No.16 /2009
Les exercices militaires anti-terroristes Chine-Russie à travers l’accident d’avion
Un chasseur chinois s’est écrasé lors des exercices à la veille des manœuvres militaires conjointes Chine-Russie, cela a clairement montré que la Chine a pris les exercices comme un combat réel. Les deux parties n’hésitent pas à dire que ces exercices visent à la lutte contre les terroristes internationaux représentés par les « trois forces » (terrorisme, séparatisme et intégrisme), dont le scénario est que les terroristes, soutenus par des forces extérieures, pénètrent dans une grande ville en provoquant des émeutes de grande envergure. Ni Chine ni Russie n’ont nié les liens entre ces exercices et les émeutes à Urumqi. De plus, la Chine a déclaré que les deux pays continueraient à coopérer pour prévenir des incidents similaires.
Chine
Nan Feng Chuang du 29 juillet au 11 août, No. 16 2009
Les ethnies sont suprêmes ou bien faut-il les dépasser ?
Au vu des tragédies d’Urumqi, l’auteur souligne qu’il faut trouver de nouveaux critères pour dépasser le monde actuel, c’est-à-dire qu’il faut abandonner l’idéologie qui consiste à dire que l’intérêt de son ethnie est suprême, pour apercevoir la fraternité et la justice universelles, au-dessus des ethnies et réaliser ainsi l’harmonie entre des ethnies différentes. La séparation n’apporte que des catastrophes, respecter la souveraineté nationale demande une connaissance plus ferme, le développement du marché économique impose, à l’intérieur, la modernisation accélérée de la gouvernance et du mode de participation à la politique. Autour de l’esprit et des valeurs de l’égalité ethnique, il faut créer un environnement intérieur plus ouvert, qui encourage la participation politique ainsi qu’un respect sincère de la diversité culturelle.
Phoenix Weekly publié le 5 août, No. 22 2009
La corruption du pouvoir conduit naturellement à la haine invétérée
L’auteur fait une analyse très précise des relations entre la corruption du pouvoir et la haine invétérée. Il estime qu’avec un système de pouvoir unique, la corruption du pouvoir se multiple massivement. La tendance générale est de commercialiser le pouvoir en essayant de revêtir la corruption de légitimité. La société a besoin du pouvoir, mais les limites et le domptage du pouvoir sont indispensables, sinon, elle sera plongée dans de terribles souffrances. Dans ce contexte, l’importance est de modifier l’actuelle structure du pouvoir.
Phoenix Weekly publié le 5 août, No. 22 2009
Les Thinktanks émergent de la société civile
Le premier sommet mondial des thinktanks a eu lieu début juillet à Beijing. Il semblerait qu’au cours de sa prise de décision, le gouvernement accorde plus de poids aux thinktanks, mais en même temps, la notion de thinktanks reste floue, la plupart des individus n’arrivent pas à bien les distinguer des établissements économiques.
Auparavant, la prise de décision dépendait très souvent des économistes. Mais puisque l’économie n’est qu’une toute petite partie des sciences sociales, si le gouvernement y accorde trop d’attention, la décision sera aveugle et pleine de risques. Si les économistes arrivent à se transformer en experts d’analyse des informations, ils pourront jouer un rôle très important. De plus, les vrais thinktanks sont caractérisés par leur caractère social, leur indépendance et leur objectivité. La prévention de la grippe H1N1 en est un exemple. Les thinktanks civils ont estimé dès le début que la prévention n’était pas sur le bon chemin, mais malheureusement, la décision du gouvernement s’est trouvée fourvoyée par l’exagération de certains cadres, dont les intérêts étaient en jeu. Alors, fondées sur une base non confirmée, les stratégies de prévention non-durables ont eu un coût très élevé pour la société.
En réalité, ce n’est que dans une société démocratique et ouverte possédant un système d’intérêts très clair que les thinktanks peuvent jouer pleinement leur rôle de référence. Il faut bien noter que les thinktanks ne peuvent jamais intervenir dans la prise de décision et ne peuvent pas dépasser les limites non plus. Le gouvernement peut développer les thinktanks civils sans aucun souci.
Nan Feng Chuang du 29 juillet au 11 août, No.16 /2009
La Chine a besoin d’un "adhésif moral"
Interview du Prof. Anthony Saich, expert américain des affaires chinoises à l’université de Harvard
Depuis le début de la réforme, la Chine avance en tâtonnant. Mais aujourd’hui pour continuer à se développer, une vision globale de la stratégie de réforme ainsi que du futur de la société chinoise est très nécessaire. Depuis 1994, la réforme progressive influence et change fortement les relations entre l’économie planifiée et le marché ainsi que celles entre le parti au pouvoir et les décisions économiques, on s’aperçoit qu’actuellement la transition n’est plus en doute, l’important est sa vitesse ainsi que de savoir comment mesurer l’influence ou l’effet de la transition sur la société et la politique chinoises.
Aujourd’hui, le gouvernement doit jouer un rôle décisif sur les problèmes et contradictions sociaux, la bonne gouvernance est indispensable. Etablir un gouvernement transparent doté d’un système d’imputation dans le cadre du système de parti unique est la priorité. Avec l’essor économique, la confusion, la perplexité ainsi que les conflits moraux apparaissent. Dans les pays occidentaux, le protestantisme et le catholicisme jouent un rôle d’adhésif dans la société. Pour la Chine, ce n’est pas la peine d’imiter l’Occident, mais elle doit s’efforcer de trouver ses propres valeurs, capables de réunir la société chinoise.
Nan Feng Chuang du 29 juillet au 11 août, No.16 /2009
Exposer les cadres au soleil
Ces derniers mois, le gouvernement central chinois a publié plusieurs règlements pour la surveillance et l’évaluation des cadres afin de surveiller l’application du pouvoir public. Avec l’avance de la réforme du système administratif, un système d’imputation et de surveillance évolué avec le temps est en train de s’établir, les cadres sont obligés de faire face à des risques de plus en plus remarquables. D’après les experts, la transparence des biens est une mesure de surveillance radicale mais dont l’application est très difficile ; pour ce faire, la fermeté du gouvernement est décisive.
En ce qui concerne l’évaluation des cadres, afin de modifier l’actuel déséquilibre du développement économique et social, la proportion de cette évaluation se basant sur le PIB est réduite,et plus d’importance est accordée au développement équilibré de l’économie et de la société, à la stabilité sociale, à l’amélioration de la vie du peuple ainsi qu’au PIB vert. La popularité est aussi un facteur très important.



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