Rédacteurs : François LEGUE, Christine CHEN
Image de la France
China Newsweek publié le 9 février, No. 4 2009
Condamner les crimes du Président de la République française
La grève impliquant plus de 2.5 millions de personnes en France constitue la plus grande grève des pays occidentaux depuis l’éclatement de la crise financière. Son influence dépassera probablement la frontière et s’étendra à d’autres pays. Peut-être le continent européen deviendra-t-il le foyer de nouvelles crises sociales.
Selon l’opinion publique, la raison profonde de la grève est la politique de réforme de « rupture » que le Président de la République s’efforce de promouvoir depuis son arrivée au pouvoir, cela a provoqué des maux et des mécontentements chez beaucoup d’individus. En réalité, la crise financière exerce une influence très importante sur l’économie réelle de la France, les tendances à la récession pour 2009 sont marquées.
Mais certains estiment que la grève a un côté « bien-fondé » et la réforme du gouvernement du Président de la République est aussi nécessaire.
D’après M. Jiang Yong, Directeur du Centre de Sécurité de l’Institut des Relations internationales contemporaines, le Président de la République n’est pas un réformateur obtu, il est en fait un spéculateur, les modifications ou les changements de ses politiques de réforme dépendront de la durée, de l’ampleur et de la continuité de la grève, ainsi que de la pression sur le gouvernement. Il faut suivre la situation de près.
Mais M. Tang Xiaosong, Directeur du Centre des Recherches sur la Sécurité et la Stratégie internationales de l’Université de l’économie et du Commerce extérieur du Guangdong, a exprimé un point de vue tout à fait contraire : la grève stimulera sûrement le réajustement des politiques par le Président de la République. Il détournera l’attention intérieure par les relations diplomatiques. Au lieu d’une concession directe, il fera des capitulations d’une façon stratégique.
Nan Feng Chuang du 11 au 24 févier, No. 4 2009
Parmi les trois grands leaders européens, quel est celui qui mènera le monde ?
Selon l’auteur, les trois grands chefs d’Etat en Europe, Merkel, Sarkozy et Brown, ont tous leurs points faibles et ils ne peuvent que nourrir l’ambition d’être leader du monde (意愿世界领导人). Mais il n’y a pas encore un candidat idéal et naturel pour ce poste, l’absence « technique » d’un Chef d’Etat américain a offert une occasion « aux Sarkozys » (萨科齐们) de se distinguer. Selon les statistiques, parmi tous les pays membres de l’UE, la France est moins touchée par la crise grâce à une demande intérieure très importante, d’autres pays ont déjà connu une récession. Quant à la Chine, en novembre et décembre derniers, la croissance des exportations a beaucoup ralenti et le taux de croissance du PIB a diminué en 2009. De par le monde international, de plus en plus de voix prédisent la récession de l’économie chinoise dans le futur. La Chine et l’Europe doivent donc améliorer leurs relations de toute urgence.
Animées par cette grande tendance, les relations sino-françaises se normaliseront éventuellement bientôt au niveau gouvernemental, les vagues provoquées par le Président de la République seront atténuées par les relations euro-chinoises, et l’image d’un « para-leader » mondial sera reconnue à nouveau par la Chine. Outre les relations sino-françaises et la crise financière, le chef d’Etat français était très actif dans les affaires internationales, bien que la plupart ait échoué, son dynamisme est appréciable.
Au contraire de Sarkozy, c’est Brown qui est capable d’être le leader du monde, parce qu’en tant qu’économiste, il est arrivé à régler des problèmes avec succès. Mais face à une crise de plus en plus grave, Brown est moins compétent qu’au début ; maintenant, tous les chefs d’Etat dans le monde entier attendent sa deuxième série d’actions.
Merkel a proposé de créer le Conseil de l’économie de l’ONU, c’est une proposition intéressante qui demande beaucoup d’efforts. Aujourd’hui, le renouvellement de son mandat est son plus grand problème. Mais elle est aussi la seule personne, dont le taux de soutien reste supérieur à 50%, parmi ces trois géants.
BQ (北京青年周刊)
Sarkozy, deux années très mal à l’aise
La revue a publié deux commentaires contraires sur le Président de la République, le premier faisant son éloge, le second développant un certains nombres de critiques, tant sur la diplomatie, que sur la politique intérieure ou la vie privée. Selon le premier article, l’interview de M. Li Dan, Expert des affaires françaises de l’Institut de Diplomatie, bien que Sarkozy soit beaucoup critiqué à l’intérieur comme à extérieur, il est dans l’ensemble un homme politique expérimenté et très original, ses politiques de réforme sont un peu radicales, mais aussi nécessaires. Certaines critiques, voire des reportages dans les médias, viennent en fait des partis de l’opposition. Le statut de la France dans l’UE est irremplaçable. Bien qu’elle ne soit plus un des deux moteurs de toute l’UE avec l’Allemagne, elle est toujours un membre très important du groupe dirigeant.
Politique
China Newsweek publié le 9 février, No. 4 2009
Editorial : traiter les incidents de masse d’une façon correcte
Director of the Central Committee for Comprehensive Management of Public Security
M. Chen Jiping, directeur adjoint du Comité central de l’aménagement global sur la Sécurité sociale, Secrétaire général adjoint du Comité central politico-légal et Directeur du Bureau central de l’aménagement global sur la Sécurité sociale, estime qu’à cause de l’aggravation de la situation économique, les incidents de masse seront plus fréquents et impliqueront plus de personnes. M. Chen xiwen, Directeur du Bureau central du Groupe dirigeant des affaires rurales, a proposé un principe : dès qu’un tel incident survient, les cadres de tous les niveaux doivent être sur place immédiatement pour calmer la situation et persuader le peuple. Afin de ne pas rendre les contradictions plus intenses, il ne faut, en principe, pas recourir à la police, sauf s’il y a des affrontements armés. Il a conclu 4 raisons principales provoquant des incidents de masse dans les campagnes : l’expropriation de terres, la pollution, le déménagement des migrants et la disposition des biens collectifs. Au lieu d’« ennemis », le gouvernement doit traiter le peuple impliqué dans ces incidents comme des citoyens s’exprimant d’une façon inhabituelle.
China Newsweek publié le 9 février, No. 4 2009
La Loi sur l’indemnisation par l’Etat (国家赔偿法) : une révision globale ou de petits changements
La Loi de la République populaire de Chine sur l’indemnisation par l’Etat, mise en œuvre en 1995, est entrée dans son premier processus de révision. Le programme de révision définie par le Comité des affaires juridiques de l’APN est considéré comme une modification mineure ; plusieurs experts ont souligné que si le gouvernement ne procède pas à une révision systématique, cela remettra en cause le caractère sacré de la loi ainsi que son applicabilité à long terme, voire la stabilité de la société. Selon M. Chen Duanhong, professeur de la Faculté de Droit de l’Université de Beijing, une « Loi sur l’indemnisation par l’Etat » impartiale et rationnelle doit être capable de résoudre la plupart des contradictions sociales au sein du système. Dans ce but, la loi actuelle nécessite une révision structurelle, systématique et fondamentale. Il veut mieux reporter la révision si l’on ne fait que de petites modifications. Les grands problèmes actuels de cette loi sont : une sphère d’indemnisation très limitée, des normes d’indemnisation très faibles, ainsi que des procédures « déraisonnables ».
China Newsweek publié le 9 février, No. 4 2009
La signification politique du jour commémoratif de la Libération des Serfs tibétains
L’Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet a adapté une proposition désignant le 28 mars comme le jour commémoratif de la Libération des Serfs tibétains. Cet action commémore cet évènement historique par le peuple, et révèle l’essence du « problème tibétain » d’un autre point de vue. Le Directeur adjoint du Comité permanent de l’Assemblée populaire tibétaine a déclaré dans la conférence de presse que c’est une mesure très importante afin de mener une lutte systématique contre le groupe de sécession du Dalaï Lama. Après les crimes violents du 14 mars, la Région autonome tibétaine, jouissant d’une popularité de plus en plus large, a pris des initiatives pour lutter contre le groupe du Dalaï Lama.
Au lieu des questions de l’ethnie, de la religion ou des droits de l’homme, la lutte entre la Région tibétaine et le groupe du Dalai Lama est en fait une lutte des classes à mort, une lutte politique sérieuse afin de sauvegarder le pouvoir politique, le drapeau et la voie, qui lie étroitement l’intérêt fondamental de la Nation chinoise, dont font partie les Tibétains.
Quelques chiffres sur le Tibet depuis les 50 ans de réforme démocratique : Le PIB du Tibet en 2007 est de 34.219 milliards de yuans, 59 fois de plus qu’en 1959. Le PIB par habitant est de 12109 yuans, de 11967 yuans plus élevé qu’en 1959. L’espérance de vie moyenne a augmenté de 35.5 ans à 67 ans.
Phoenix Weekly du févier, No.4 2009
Reportage spécial sur la Chine en 2009
Des points de vue d’une vingtaine d’experts, de la Chine continentale, de Taiwan, de Hongkong et de Macao, sur le développement de la Chine dans tous les domaines
En 2009, la Chine fera face à plusieurs grands problèmes, tel que la violence de l’impact économique, le « baptême » de la crise sociale et sa capacité à gouverner. En tant que pays en développement qui se trouve dans une période de transition spécifique, les contradictions intérieures de la société chinoise sont plus intenses que dans les pays développés, d’ailleurs, elle est plus instable, avec une faible capacité d’adaptation. Mais de l’autre côté, il ne faut pas ignorer la potentialité chinoise en passe de devenir une société moderne, qui l’aidera à surmonter la crise économique, la Chine dispose aussi d’un espace plus large de réforme politique, qui permet de retarder l’éruption des contradictions et de résoudre la crise sociale.
La Chine possédait deux moteurs importants stimulant l’économie pour sortir de la crise en 1997 : la réforme de la politique sur les logements pour la demande intérieure et l’adhésion de la Chine à l’OMC pour la demande extérieure. Mais la crise économique actuelle de la Chine n’est pas complètement due à la crise financière des Etats-Unis, la plus importante raison est que ces deux moteurs qui fonctionnent dans un environnement défavorable sont tombés en panne en même temps. Aujourd’hui il n’y a presque pas de moteur puissant capable de faire sortir la Chine de la crise.
La raison fondamentale de la crise sociale violente est la grande mutation interne de la société chinoise. La réduction importante des commandes d’exportation provoque le chômage de nombreux ouvriers paysans ; une grande partie des jeunes diplômés sont tout de suite au chômage en sortant de l’école, beaucoup de familles de la classe moyenne, qui empruntent de grandes sommes pour des logements et des voitures, sont aussi frappées. D’une certaine manière, par rapport à la faillite des centaines de milliers de familles de la classe moyenne dans les grandes métropoles, la réduction d’une dizaine de millions de postes de travail ayant un revenu modeste provoque moins de « contradictions sociales » et de bouleversements sur la psychologie sociale. Etant donné que le taux de chômage parmi les jeunes est le plus élevé, 2009 sera une année spécialement sensible, dont la priorité sera d’éviter les bouleversements sociaux très violents dus aux jeunes, voire beaucoup plus important que le redressement de l’économie.
Depuis longtemps, la Chine accorde trop d’importance au PIB, cela a déjà conduit à la situation d’un pays riche et d’un peuple pauvre, maintenant, il faut mettre fin à cette mode de croissance dépassé en saisissant les opportunités surgies avec la crise.
Dans ce contexte, le gouvernement est en train de faire face aux défis posés à sa capacité de gouverner. Le rôle de l’Etat sera plus important qu’il ne l’a jamais été depuis 30 ans. Seul l’Etat est capable de redresser la confiance et la cohésion parmi le peuple.
Les incidents de masse touchent des intérêts très compliqués et des raisons psychologiques sociales, mais dans la situation politique actuelle, la prévention paraît très difficile, mais pas tout à fait impossible.
Les quatre caractères principaux sont :
- la plupart des incidents sont provoqués pour la défense de droits et d’intérêts ;
- des manifestations de mécontentement sont de plus en plus fréquentes, et ont causé de graves influences sociales ;
- il faut accorder une attention particulière aux émeutes engendrées par les différends ayant rapport à la situation économique ;
- dans les incidents, se manifestent les affrontements entre les fonctionnaires et le public, mais il n’y a pas d’exigence politique claire et nette.
Dans une interview, M. Zhao Shukai, Chercheur du Centre des Recherches du développement du Conseil des Affaires d’Etats, a signalé que l’accélération de la réforme gouvernementale est la voie fondamentale pour résoudre les contradictions et sauvegarder la stabilité, et que pour cela, il faut établir un nouveau système capable de coordonner les intérêts. La corruption constitue un facteur très important qui incite des affrontements (无直接利益冲突) même quand des intérêts individuels ne sont pas directement en jeu, c’est aussi une sorte de tyrannie qui entame la confiance du peuple envers le gouvernement.
2009 est une année dangereuse, la probabilité d’affrontements sociaux est plus élevée que les années précédentes. La stabilité dépendra étroitement du fonctionnement de tout le système de gouvernance.
Sur le plan économique, la Chine doit éviter quatre grands problèmes
- La préparation insuffisante des politiques, causée par une estimation optimiste de la situation économique mondiale
- l’inflation et les difficultés de croissance dues à un rebondissement inattendu des prix
- une fuite des capitaux de grande envergure due à une dépréciation du Yuan
- ne pas pouvoir mettre en réserve ses propres ressources et techniques en profitant des opportunités offertes par la crise
Social
Nan Feng Chuang du 28 janvier au 10 févier, No. 3 2009
Reportage spécial : Vieillir dans la crise
Avec l’aggravation de la crise, bien que la Chine soit déjà devenue une société de troisième âge avec une vitesse de vieillissement de plus en plus rapide, nombre de mesures font face à un manque de fonds important. L’idéal de « vieillir dans une condition aisée » (老有所终) est frappée une fois encore par une situation économique détériorée.



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