Rédacteurs : François LEGUE, Christine CHEN
Relations Internationales
Outlook weekly publié le 12 janvier No. 2 2009
Rechercher les points d’intersection des intérêts sino-européens
Il existe beaucoup plus d’intérêts communs que de divergences entre la Chine et l’Europe
Selon plusieurs experts interviewés, les relations sino-européennes après 2008 sont entrées dans une période « post–Sarkozy ». Bien que les Tchèques soient très ambitieux, les difficultés venant de l’extérieur et de l’intérieur lui ont posé de grands obstacles. La crise financière internationale et la réforme politique de l’UE obligent les Tchèques à faire face au plus difficile moment de l’UE depuis sa fondation. A l’intérieur, les grandes divergences politiques entre le parti au pouvoir et les partis de l’opposition restreignent la capacité d’action de ce pays. De ce fait, on n’est pas optimiste pour son mandat.
2008 fut une année tortueuse pour les relations sino-européennes, les changements trop souvent furent « inconcevables ». Selon Prof. Zhang Xiaojin, directeur du Centre de Recherche sur l’Europe de l’Université du Peuple de Chine, le jugement erroné (误判) des pays européens sur la Chine est un facteur très important. Par rapport aux Etats-Unis, des recherches sur la Chine en Europe manquent de largeur, de profondeur et de qualité, l’influence sur la décision gouvernementale des experts des affaires chinoises sont très limitées.
Les relations très difficiles entre la Chine et l’Europe en 2008 sont tout d’abord une éruption totale des différences et des contradictions naturelles entre les deux côtés dans un contexte particulier. Les changements historiques des relations entre la Chine et le Monde dans le contexte de la globalisation économique constituent une autre raison importante. Il faut bien noter qu’avec l’évolution du rapport des forces internationales, les connaissances réciproques ainsi que la mentalité sont en train de subir les plus profonds changements depuis la révolution industrielle.
Les connaissances de l’Europe sur la Chine restent en arrière des changements mondiaux et du développement de la Chine, elle doit faire plus d’efforts pour suivre de près et s’adapter à une réalité qui change. C’est à la fois un défi et une opportunité pour l’Europe.
La globalisation économique est une tendance objective de notre époque que personne ne peut empêcher. Avec des intérêts économiques complexes et étroits, la Chine et l’Europe ne sont pas très loin.
En tant que deux forces montantes et dans un contexte du changement profond de la structure internationale, les intérêts communs entre la Chine et l’Europe s’accroissent, renforcer d’avantage le partenariat stratégique global est le souhait et l’intérêt communs des deux parties.
Les experts estiment que les relations sino-européennes s’avanceront dans les contradictions en 2009, des divergences et des coopérations existent en même temps. Les divergences et les frictions se concentreront sur les droits de l’Homme, le climat, ainsi que la balance commerciale défavorable et le protectionnisme dans le contexte de la crise financière internationale.
Bref, la coopération est la tendance principale, la politique européenne de l’aménagement global a besoin de la coopération chinoise. Le développement de la multi-polarisation s’accélère, la force des pays de l’Est s’accroit, par contre, celle de l’Ouest s’abaisse, l’influence internationale des Etats-Unis commence à s’affaiblir. Dans ce contexte, l’Europe doit renforcer sa coopération avec la Chine pour résoudre les problèmes internationaux, celui en Somalie ou au Zimbabwe par exemple. Il faut relever les défis avec la Chine en prenant des mesures nécessaires afin de redresser l’économie et sortir le plus vite possible de la situation difficile.
Nan Feng Chuang du 14 au 27 janvier, No.2 2009
Le grand bateau « UE » s’échouera dans le port tchèque ?
Au cours de la première moitié de 2009, les Tchèques feront face à 4 grands défis : Une grande difficulté pour redémarrer le Traité de Lisbonne due aux divergences intérieures en République tchèque. Suite à la situation sévère de l’intégration politique, celle de l’économie est aussi sur une route tortueuse. La convention sur la stabilité de la Zone Euro est en train de faire face à un grand défi. On suppose que les relations entre l’UE et la Russie se refroidissent, parce que le groupe de Visegrad, composé par République tchèque, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, garde toujours une vigilance importante contre la Russie. Au moins, ces deux côtés ne seraient pas aussi amicaux que la Présidence de Sarkozy.
En 2008, l’UE a abîmé plusieurs fois les relations sino-européennes au nom de la protection des droits de l’Homme. Les relations se trouvent dans leur plus froide période. Et la République tchèque était très active dans ces incidents, les relations entre ces deux pays sont fortement atteintes. Si le Traité de Lisbonne ne peut pas être adopté en temps voulu, la commission européenne élira un nouveau président, et le Parlement européen renouvellera aussi ses membres. En tant que présidences au cours des élections, les rôles des Tchèques et des Suédois seront plus importants. La Chine doit suivre de près cette tendance et entretenir de bonnes relations avec la Suède, en négligeant les toutes petites décisions de la République tchèque.
Globe Magazine publié le 1 janvier, No.1 2009
Pourquoi les experts américains préconisent activement un « G2 »
Avec l’aggravation de la crise financière aux Etats-Unis, le concept de G2 et le vocabulaire « Chimerica » (中美国) venant des Etats-Unis se font entendre de plus en plus souvent. G2 est proposé par M. Bergstein, économiste très connu, en juin 2008, à l’issue du 4ème dialogue stratégique économique entre la Chine et les Etats-Unis. « Chimerica » est proposé par M. Niall Ferguson, historien de l’Université Harward le 17 nov. 2008 à l’issue du Sommet G20, qui l’a profondément déçu. Face à cette grande importance accordée par les Etats-Unis, la Chine doit rester calme et vigilante. Pourquoi les experts américains ont-ils choisi la Chine ? En fait, ce sont l’énorme balance favorable du commerce, les très grandes réserves de devises ainsi que le pouvoir d’acheter des obligations du Trésor américain. Le G2 ou Chimerica, l’essentiel est toujours le fait que la Chine donne de l’argent et les Etats-Unis jouent sur la scène internationale. Mais il faut reconnaître que, effectivement, les Etats-Unis possèdent certaines capacités ou statut que la Chine n’a pas du tout. Enfin, qu’est-ce que la Chine peut obtenir à travers ce G2 ? Seulement une bonne réputation que la Chine et les Etats-Unis gèrent le monde « ensemble » ?
Phoenix Weekly publié le Jan. No.2 2009
Les patrimoines politiques de Bush
Après les frictions sur la question de la Mer de Chine du sud au cours de la première année de son mandat, les relations sino-américaines se sont engagées dans le bon chemin et poursuit un développement stable, sain et continu. Sur les questions de Taiwan, du Tibet et des JO, Bush a démontré une position tout à fait raisonnable et pragmatique.
Economie
Outlook weekly publié le 12 janvier No. 2 2009
Editorial : une consommation active montre l’affection à sa patrie
Le patriotisme n’est pas seulement une conviction, mais aussi une action. Au moment où l’économie chinoise est en train de faire face à des difficultés et des défis énormes venant de l’extérieur et de l’intérieur, une consommation active montre l’amour pour sa patrie. Pendant la crise, le gouvernement a mis en application une série de mesures concrètes afin de stimuler la consommation et d’accroitre la demande intérieure. Mais l’effet de ces politiques dépend tout à fait de la volonté de consommation du peuple ordinaire. La consommation est une demande inhérente du développement économique, elle joue un rôle clé dans l’économie nationale. La consommation est très nécessaire.
Pour chacun des consommateurs, la confiance en la consommation signifie la confiance en l’avenir de l’Etat ainsi qu’en son propre avenir.
N.B. : cet article est beaucoup critiqué par les internautes chinois depuis sa publication.
Social
China Newsweek publié le 12 janvier, No.2 2009
Les demandes du peuple dans la loi sur la couverture sociale
Après 14 ans d’études, la deuxième version du projet de la loi sur la couverture sociale est mise en discussion. Bien que ce soit encore une loi portant sur des principes juridiques, elle marque déjà le premier pas vers une législation sur la couverture sociale en Chine et exercera une influence profonde et à long terme. La deuxième révision du projet accorde une grande importance aux besoins du peuple. Avec le but de réaliser une gestion au niveau national en 2012, la loi laisse aussi des marges de réforme dans le futur.
Phoenix Weekly publié le Jan. No.2 2009
Grand progrès sur la couverture sociale en Chine
En 2009, le gouvernement procédera à la troisième révision de la loi sur la couverture sociale, « le socialisme à la chinoise » possèdera un vrai soutien juridique. Mais la continuation de l’assurance de retraite dans les différents endroits (cela concerne le plus souvent les ouvriers paysans), le contrôle et la surveillance ainsi que des normes unifiées, ce sont les tâches les plus urgentes à accomplir. En tant que système économique social imposé par la législation nationale, des lois et règlements parfaits sont indispensables pour renforcer la puissance, l’autorité et la stabilité de la couverture sociale.
China Newsweek publié le 12 janvier, No.2 2009
La corruption des journalistes ! La plus importante accusation de 2008
Bien que la réalité de la corruption des journalistes ne soit pas encore attestée, les journalistes sont déjà dans une situation défavorable. Comme le peuple croit dans son subconscient la vérité des reportages faits par les journalistes, il ne doute pas de cette accusation.
Les relations intenses entre les journalistes et les fonctionnaires surveillés par eux ont eu une « éruption » en 2008.
Selon un rapport d’analyse, dans les conflits entre les journalistes et les cadres dus à la surveillance de l’opinion publique, le peuple soutient toujours les médias. Le peuple chinois qui tolère depuis longtemps « un manque de surveillance » a mis la surveillance de l’opinion publique des cadres dans une place sacrée en négligeant les petits défauts techniques.
Mais depuis l’accusation de corruption contre les journalistes, l’opinion publique commence à dévier de la direction favorable aux journalistes. Certains experts estiment qu’en fait les journalistes ne peuvent pas être le sujet de telles accusations, parce que l’interview n’est qu’un travail individuel qui ne possède en soi aucun pouvoir.
China Newsweek publié le 12 janvier, No.2 2009
Reportage spécial : où vont les 6,1 millions de diplômés ?
En 2009, 6.1 millions de diplômés seront sur le marché du travail, mais à cause du mode de croissance économique déséquilibré et aux risques venant de l’extérieur, la situation de l’emploi est de plus en plus difficile, c’est aussi une épreuve difficile pour le gouvernement. Le développement de la couverture sociale, le rajustement et la promotion de la structure économique sont des priorités de toute urgence.
Face à un avenir incertain, le salaire et le bien-être précis des fonctionnaires sont très attirants aux yeux des diplômés. A Beijing, 2707 postes de fonctionnaire attirent plus de 40,000 candidats diplômés. L’influence psychologique du ralentissement économique chinois provoqué par la crise financière est aussi une raison.
La faillite des PME dans le Delta des Perles au cours de la crise économique mondiale exerce une influence indirecte sur l’emploi. Selon le Bureau des PME de la Province du Guangdong, de janvier à septembre 2008, plus de 60 000 entreprises ont été fermées. Bien que ce genre d’entreprises manque d’attirance pour les diplômés, l’influence existe.
En fait, il existe une contradiction entre le mode de croissance économique et l’emploi. Au cours des dix dernières années, la capacité d’accroitre l’emploi à travers la croissance économique s’affaiblit sans cesse. L’expansion des entreprises d’Etat de forte intensité de capital ne sert à rien à l’emploi, en même temps, les PME privées sous pression offrent de moins en moins de postes de travail.
En 2009, il y a 3 fois plus d’étudiants dans les universités par rapport à 1999.
Maintenant, les gouvernements à tous les échelons ont pris une série de mesures particulières afin de créer plus de postes de travail. Mais les postes de base ou dans les régions moins développées de l’Ouest restent toujours peu intéressantes pour les diplômés.
Le gouvernement doit créer un environnement équitable de l’emploi Par M. Zheng Goncheng : Prof de l’Université du Peuple de Chine, expert dans les domaines de la couverture sociale et de l’emploi.
L’expansion des universités n’est pas la raison de la difficulté d’emploi. Il existe 5 raisons concrètes :
- un système qui n’est pas perfectionné de la couverture sociale met les diplômés dans une situation inéquitable.
- Le marché de l’emploi en Chine manque d’égalité.
- Il existe des problèmes dans la structure économique de la Chine.
- La grande distance entre la ville et la campagne ou entre les régions limite l’espace de travail des diplômés.
- Des opinions partielles provoquent à la fois le culte et la discrimination des expériences universitaires.
Si ces problèmes ne peuvent pas être réglés au fond, la difficulté de trouver un travail pour les diplômés deviendra un problème annuel.
Le gouvernement doit entretenir l’équité et la justice du marché du travail. Perfectionner le système de la couverture sociale, accélérer le rajustement et la promotion de la structure économique sont des priorités du gouvernement. Bien que depuis 30 ans, la réforme de la couverture sociale est pleine de succès, elle n’arrive pas à répondre aux besoins du développement social et économique. Aujourd’hui, la couverture sociale est devenue en fait un facteur important qui freine la consommation et empêche la transformation de la stratégie du développement économique. Il faut en tirer une leçon.
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- Caricature dans le Magazine Huanqiu
- Publiée le 1 janvier, No.1 2009



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