Tati était un cinéaste burlesque dans la lignée de Keaton, Laurel et Hardy ou Mack Sennett, qu’il admirait. Le travail, encore le travail, toujours le travail.
Dans ses films, Tati a saisi quelque chose d’essentiel : le passage du Temps, l’évolution du monde, de la vie rurale (le facteur de Jour de fête, les guirlandes, la vie cocasse et champêtre), à la ville moderne et futuriste de PlayTime. Dans cet univers en plein bouleversement apparaît une silhouette, un homme de grande taille, on dirait presque qu’il est en caoutchouc tellement il semble maladroit et mal à l’aise : Monsieur Hulot.
Hulot sort tout droit du dessin, il a été crayonné par Tati comme un double de lui-même (Tati aussi était immense), pour incarner le trouble, l’humour, le décalage nés de la confrontation avec ce monde moderne fait d’objets insolites et parfois inutiles qui ne servent qu’à garnir ou à enjoliver la nature.
Cette œuvre est géniale, généreuse et universelle. Jacques Tati, c’est l’oncle que nous aurions aimé avoir.
Programme
Samedi 18 septembre
- 14h30 : Jour de Fête (1949) 76 minutes
- 16h00 : Les Vacances de Monsieur Hulot (1953) 83 minutes
- 18h00 : débat
Dimanche 19 septembre
- 14h00 : Mon oncle (1958) 120 minutes
- 16h00 : Trafic (1971) 92 minutes
- 18h00 : débat




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