Un effort de R&D en forte progression
Part des dépenses de Recherche et Développement (%PIB) [1] :
Avec 1,5% du PIB consacré aux dépenses de R&D, l’effort financier de la Chine pour la recherche est encore modeste, mais cette part s’est accrue de près de 20 % par an depuis plus de dix ans. L’objectif est d’atteindre 2,5% en 2020.
En dix ans, la Chine aura réussi à doubler le nombre (équivalent plein temps) de personnels impliqués dans la R&D jusqu’à atteindre 1,74 million de personnes en 2007 [2]
Selon les statistiques publiées par l’Institut chinois de la science et de la technologie (IST), le nombre de publications scientifiques émanant des laboratoires chinois a atteint 208 000 en 2007, situant ce pays au deuxième rang mondial derrière les Etats Unis avec 9,8 % de la production scientifique mondiale [3].
Les chiffres officiels font état pour 2008 de 828 000 demandes de brevets déposées auprès du State Intellectual Property Office (SIPO), en augmentation globale de 19,4 % par rapport au chiffre de 2007. 717 000 (86,6% du total) l’ont été par des institutions chinoises, en augmentation de 22,3% par rapport à 2007.
…des chiffres à relativiser cependant
En ce qui concerne les publications, leur notoriété se mesure à l’aune de l’indice d’impact relatif à deux ans. Sur ce critère, la recherche chinoise, avec un indice de 0,66, se classe derrière les Etats-Unis et l’Union Européenne.
La Chine affiche cependant un bon score en sciences des matériaux et en nanotechnologies, avec une valeur proche de 1. Concernant les brevets, on note que, parmi les demandes de « brevets » (au sens large) déposées par des institutions chinoises, les inventions comptaient pour 27,1% (194 000), le reste étant majoritairement constitué de modèles et de dessins, alors que les inventions déposées par des entités étrangères étaient à 86% (95 000) constituées de brevets d’invention.
Au cours des 30 dernières années, les résultats scientifiques et technologiques obtenus ont été remarquables, même si le niveau de l’innovation et des publications scientifiques chinoises reste relativement faible aux vues des dépenses massives de R&D engagées.
Ce constat, qui recouvre une réalité très contrastée sur le terrain, peut s’expliquer par plusieurs facteurs : manque d’encadrement (notamment dû au déficit engendré par la Révolution culturelle), divergences sur le mode d’organisation et de gestion à adopter, décalage entre les dépenses en infrastructures et en équipements scientifiques et le niveau de formation des chercheurs qui pourraient les utiliser, mode d’enseignement des sciences.
Ces défis que la Chine devra surmonter ne devraient cependant pas remettre en question les tendances nettes de rattrapage technologique qui s’affirment de plus en plus, sous l’impulsion du gouvernement central et des acteurs économiques locaux, tant privés que publics.



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