On pense souvent que le passé est figé, gravé dans le marbre, écrit une bonne fois pour toutes, qu’il est révolu. En un mot, le passé serait dépassé. Mais voilà que l’on découvre quelques archives, et notre regard change.
À Meudon, les personnels de l’Office national des recherches scientifiques et des inventions, les lointains ancêtres des chercheurs du CNRS, n’étaient pas, comme on l’imagine trop souvent, des personnages tirés à quatre épingles, qui ne souriaient que sous la torture et vous assommaient de leurs théorèmes.
Parmi les formidables trésors de la photothèque du CNRS, quelques clichés anciens refont surface. Avec eux renaissent ces glorieux précurseurs, campés sur les hauteurs de Bellevue dans l’entre-deux-guerres et qui, loin des présupposés courants, rivalisaient d’astuces pour mettre au point des instruments parfois utiles, souvent farfelus, toujours cocasses.
Meudon, dans les années 1920 et 1930, n’a certes pas connu de révolution scientifique. Sorte de Moulinsart francilien, il ressemblait plus à un concours Lépine permanent qu’à un centre high tech pour chercheurs de pointe.
Ce lieu et cette période forment néanmoins un héritage qui, s’il peut prêter aujourd’hui à sourire, n’a rien de honteux. Ils appartiennent à l’histoire du CNRS. Ou, plus exactement, ils en constituent la préhistoire. Pas étonnant dans ces conditions d’y croiser de curieux dinosaures…
L’exposition a été imaginée, conçue et réalisée par le Comité pour l’histoire du CNRS et mise en scène par la Délégation Paris Michel-Ange du CNRS. Elle vous est présentée ici sous forme de diaporama.




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