La mission Yangzi-TAO 2008 avait déjà montré que Chengdu, quoique très reculée à l’intérieur de la Chine par rapport aux zones côtières bien connues de Pékin et Shanghai, présente les signes d’un environnement favorable tant en ressources humaines qualifiées, qu’en termes de capital social, d’attractivité et d’ouverture d’esprit à l’entreprenariat, confirmant ainsi un positionnement stratégique plutôt central que périphérique.
Partant de ce constat, la mission Pôle-Chengdu 2010 propose sur inventaire des universités, des centres de recherche, des entreprises high-tech des Zones de Développement Technologique et Economique (ZDTE), une évaluation des modes de partenariats. Cette étude est inscrite dans le cadre de l’accord signé en novembre 2007 entre le MINEIE et le MOST et vise à augmenter les échanges et connaissances entre les pôles de compétitivité français et parcs technologiques chinois. Elle pourrait également démontrer les capacités d’un Pôle Chengdu à construire un écosystème régional dans une nouvelle dimension de coopération internationale.
De même qu’en Europe il est reconnu que la diversité des approches d’innovation territoriale est un atout de sa compétitivité, le rapport Pôle-Chengdu 2010 fait un point exhaustif des fondamentaux du système d’innovation Chinois en mettant en lumière la nécessité d’aborder ce système d’innovation dans sa diversité régionale.
De cette enquête, il ressort que Chengdu, sans avoir encore optimalisé ses performances, présente des potentialités assez prometteuses, en particulier avec les différentes ’’ Plateformes technologiques ’’ ou ’’ Plateformes techniques ’’, et parfois ’’ Plateformes multidisciplinaires ’’, initiées par volonté du gouvernement local depuis plusieurs années. A travers les Plateformes, les autorités publiques de Chengdu ont réussi à organiser la mutualisation d’intérêts locaux entre des entreprises soucieuses de dénicher des talents et d’accroître la qualification de leurs salariés, des universités désireuses de trouver des débouchés à leurs étudiants et les pouvoirs publics engagés dans le renforcement de l’attractivité de la région. De ce fait, ces Plateformes, atout majeur de Chengdu, contribuent au renforcement de la stratégie d’innovation régionale et pourraient constituer un axe prioritaire à suivre dans le nécessaire rééquilibrage socio-économique de la Chine.
Le rapport remis au service scientifique de cette Ambassade, a déjà donné lieu à la restitution de résultats le 29 mars 2010 auprès du groupe interministériel ’’ Chine-innovation ’’ piloté par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il devrait permettre d’alimenter la réflexion des acteurs institutionnels français en charge de définir les orientations de la coopération scientifique et technique franco-chinoise. Il pourra faire l’objet d’une communication à l’occasion de la conférence sino-française inter-Cluster à Chengdu en octobre 2010 organisée dans le cadre de l’accord intergouvernemental de 2007.
Le rapport de plus de 120 pages est disponible par téléchargement auprès de l’ADIT à l’adresse suivante : http://www.bulletins-electroniques….

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