Rédacteurs :
Yo-Jung CHEN, Christine CHEN Yu
L’Incendie CCTV
Caijing Magazine publié le 1er mars 2010
Nouvelles questions sur l’incendie de la tour de CCTV
Un an après le drame, le gouvernement chinois a publié un communiqué sur l’incendie qui a ravagé une tour de CCTV (Télévision centrale de Chine) à Beijing : c’est un accident de responsabilité typique causant la mort d’un pompier et une perte directe de l’ordre de 163,83 millions de yuans (23,99 millions de dollars). 71 personnes ont été jugées responsables de cet incendie et 44 d’entre elles seront poursuivies en justice, tandis que 27 autres recevront des sanctions disciplinaires administratives et du Parti. Zhao Huayong, président de CCTV à l’époque des faits, fait l’objet d’une rétrogradation administrative avec un avertissement de la part du Parti communiste chinois (PCC).
Il y a un an, des milliers de journalistes civils sont nés avec cette catastrophe de la plus grande chaîne de télévision chinoise et, pendant un an, les coulisses de cette affaire n’ont pas été révélées et le destin du bâtiment incertain. Aujourd’hui, malgré le communiqué, les détails de cette affaire ne sont pas précisés. On espère qu’avec des enquêtes plus approfondies, des informations complètes seront annoncées.
La réparation de l’immeuble brûlé a récemment démarré. Mais le journaliste de Caijing Magazine n’est pas optimiste sur le coût des réparations et les difficultés techniques.
Selon ce reportage, le procès pénal en cours ne touche pas aux questions financières entourant la construction de l’immeuble. Or en réalité, au bout d’un an d’enquête, Caijing a découvert plusieurs pistes d’intérêts menant vers un milliardaire puissant. Devant des pertes chiffrées à 163,83 millions de yuans, il ne faut pas négliger l’enchevêtrement des intérêts.
New Century Weekly publié le 8 Mars, No. 10 2010
Les doutes après la responsabilisation de l’incendie de la tour de CCTV
Suite au communiqué sur l’incendie de la tour de CCTV publié début février, cette affaire est entrée dans l’étape judiciaire début mars. En apparence, cette campagne de responsabilisation est très sévère et affecte beaucoup de personnes, mais en réalité, la plupart des gens impliqués sont sans importance. Les accusations ne se concentrent que sur des détails fastidieux, tels que le transport et le lancement des feux d’artifice ; les questions sur la qualité de l’immeuble et sur la corruption lors de sa construction ne sont pas du tout abordées, laissant le peuple dans le doute. Si l’on continue comme cela, des accidents de responsabilité similaires surgiront encore.
International
Crise de l’Euro
Outlook Weekly publié le 8 mars, No. 10 2010
Les impacts potentiels de la crise de la zone euro sur l’économie chinoise
L’économie de la zone euro sera profondément atteinte par l’aggravation de la crise de la dette souveraine en Europe. Bien que la situation empire, cela ne conduira ni à la désintégration de la zone euro, ni à l’effondrement de l’Euro. Parce que les économies de l’Allemagne et de la France, moteurs de l’Europe, restent saines et que ces deux pays attachent une grande importance à la coopération monétaire en Europe. L’UE et en particulier ces deux pays donneront un coup de main quand ce sera vraiment nécessaire. Bien sûr, à ce moment-là, des mesures et des systèmes plus sévères et prudents seront aussi mis en application.
La crise d’endettement en Europe aura aussi des répercussions importantes sur l’économie chinoise. 1. les pays de la zone euro appliqueront une politique commerciale plus vigoureuse, recourant plus fréquemment aux mesures anti-dumping et anti-subvention, et la pression sur l’appréciation du Yuan sera plus forte ; 2. La Chine devra elle aussi faire face ace aux fluctuations plus violentes des mouvements des capitaux à court terme ; 3. cela rendra plus difficile la gestion de la diversification des réserves de devises ; 4. la crise d’endettement renforcera probablement le statut du Dollar dans le système monétaire international et rendra plus difficile l’internationalisation du Yuan.
New Century Weekly publié le 8 Mars, No. 10 2010
La Grèce expose à nouveau ses cicatrices
Afin de monter sur le « train de luxe » de l’Euro, la Grèce a employé tous les moyens pour satisfaire les conditions requises, y compris des transactions commerciales avec des établissements financiers tels que Goldman Sachs, que la zone euro a tacitement autorisées. En tenant compte des facteurs politiques, la zone euro a accepté ce « mauvais élève » parce qu’elle souhaitait accélérer l’intégration politique de l’UE au moyen de la monnaie unique. Dans cette circonstance particulière, la Grèce est arrivée à monter sur le train de l’Euro en payant un prix très bas, mais le ticket ne sera pas toujours si bas.
Caijing Magazine publié le 1er mars 2010
L’UE entravée par la Grèce
La crise d’endettement grecque est en train de se transformer en crise de l’Euro et l’UE doit faire face à une double-pression due à la volonté politique et aux failles du système.
Phoenix Weekly publié le 5 mars, No. 7 2010
Soucis sur la désagrégation de la zone euro
La zone euro a toujours été encombrée par les difficultés d’endettement depuis sa création, mais cette fois-ci, la situation est grave et les « PIIGS » sont incapables de s’en sortir avec leurs propres efforts. Jusqu’à présent, il n’existe pas encore de mécanisme de retrait bien défini de la zone euro, sinon la Grèce ou l’Espagne auraient déjà dû s’en retirer. Cela signifie que l’UE décide de maintenir la situation et garder tous ses membres. Dans ce cas, la situation dépend plutôt de la reprise de l’économie mondiale et de l’économie chinoise, c’est-à-dire, la reprise de la demande pour les produits européens.
De plus, avec sa proportion de plus en plus importante dans les réserves totales mondiales, l’Euro constitue un grand défi au statut du dollar comme monnaie mondiale. Mais comme 80% des liquidations en Euro s’effectuent à l’intérieur de l’UE, conquérir la forteresse qu’est le marché intérieur européen pourrait être la meilleure façon pour le Dollar d’attaquer l’Euro.
Outlook Weekly publié le 8 mars, No. 10 2010
La tendance des relations sino-américaines pleines de frictions
Le changement brutal de la politique du gouvernement d’Obama envers la Chine est dû à de multiples facteurs : luttes politiques entre les différents partis, pressions en provenance de l’opinion publique, considérations pour la politique intérieure, situation diplomatique difficile, nécessité de détourner l’attention du peuple américain, crise financière ainsi que les affaires économiques et commerciales.
En réalité, la politique d’Obama envers la Chine n’est qu’une reproduction « smart » de celle de son prédécesseur. A l’avenir, même si le développement des relations sino-américaines peut suivre deux voies tout à fait différentes, les facteurs principaux de ces relations demeurent inchangés. Il est évident que les relations sino-américaines ne peuvent pas avancer sans obstacle et doivent même subir, parfois, des revers graves. Mais la tendance générale est qu’il y a plus de coopérations que de conflits et cela ne changera pas. Les intérêts communs de la stratégie pousseront les deux parties à manifester une nouvelle attitude active sur la base de la confiance réciproque, de l’interaction et du compromis.
Caijing Magazine publié le 1er mars 2010
Les signes antidumping de l’UE
La situation économique pas très optimiste de l’UE, aggravée par la crise de la dette souveraine, fera de 2010 une année où la Chine connaîtra plus de frictions commerciales. La situation actuelle de la Chine, qui ressemble beaucoup à celle du Japon d’autrefois, est un épisode inévitable du développement. Les entreprises chinoises doivent rester calmes. D’une part, il faut répondre activement à tous les procès ; de l’autre, lors de l’élaboration des stratégies d’exportation, le coût de production doit comprendre celui qu’engendrent les frictions commerciales.
Mais à long terme, l’essentiel pour la Chine est de restructurer son économie.
Chine
Outlook Weekly publié le 8 mars, No. 10 2010
Spécial : la loi bénit la Chine
La révision de la loi électorale chinoise est un sujet-clé de la session de l’Assemblée Populaire National (APN) de cette année. Elle revêt une signification particulièrement remarquable due à un contexte particulier.
En 1997, le gouvernement central chinois avait décidé qu’un système juridique socialiste à la chinoise devait être établi en 2010. Aujourd’hui, on est dans la phase de sprint et d’acceptation, et la réalisation de cet objectif est garantie par une forte demande du gouvernement et des législatures à tous les échelons.
Le perfectionnement de la loi électorale est une étape indispensable à l’aménagement du système juridique, sur lequel elle a un effet de « débordement ».
Le système juridique socialiste à la chinoise est un système ouvert et en développement et sa création n’est qu’une base de départ. A l’avenir, la législation chinoise visera à limiter la puissance publique et à protéger les droits privés.
La loi fondamentale étant la base de la législation, les autres lois doivent respecter les valeurs qu’elle défend, telle que la protection des droits de l’homme, afin de garantir l’esprit de clémence et la légitimité de l‘ordre juridique. Maintenant que le système juridique de la Chine est établi, la société chinoise doit passer de l’époque de la législation à celle de l’interprétation. Il est plus important de développer l’interprétation juridique que de modifier fréquemment les lois. Et le plus important est de perfectionner le système de l’application juridique.
China Newsweek publié le 3 mars, No. 8 2010
Le retour trop facile des fonctionnaires ayant commis des délits
Le public est très sensible au retour en activité des fonctionnaires qui ont été réprimandés ou punis. Cela non seulement parce que le processus permettant leur retour manque de transparence, mais aussi parce que, devant le peuple, ces fonctionnaires responsables de préjudices au détriment du peuple n’ont aucun sentiment de honte ni souffert aucune douleur.
Dans l’avenir, il faut continuer à perfectionner les mesures précises de ce système de responsabilisation, les formes doivent être identifiées et l’indépendance de la surveillance doit être effectivement renforcée.
China Reform, No. 3 2010
Réflexion sur la question du Dr. Joseph Needham
Par Yi Gang, vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine et directeur général de l’Administration d’Etat des devises étrangères
Pourquoi la Chine, avec sa considérable avance sur l’Europe jusqu’à la Renaissance, n’a-t-elle pas été le théâtre de la révolution industrielle ?
Depuis des années, la fameuse question du Dr. Joseph Needham stimule l’intérêt de nombreux intellectuels. M. Yi essaie de répondre à cette question sous l’angle des caractères chinois et de la logique chinoise. Il estime que l’ambiguïté des caractères chinois et le manque de logique formalisée ont empêché la création des théories scientifiques ainsi que le développement, la poursuite et le progrès de la technologie. Aujourd’hui, certains de ces problèmes existent encore.
Malgré son éclat, la civilisation chinoise n’avait pas pénétré jusqu’au fond de la société pendant très longtemps à cause de trois raisons.
La première cause est attribuable au défaut des caractères chinois eux-mêmes. Bien que la langue chinoise soit concise et stricte, elle manque d’exactitude dans la description car le temps ne s’y exprime que par des adverbes et les signes de ponctuation n’ont qu’une histoire de 90 ans.
Deuxièmement, c’est la question de la pensée. Des temps anciens à nos jours, la plupart des intellectuels n’aiment pas décrire une chose par une langue compréhensible pour les masses populaires et ont tendance à mépriser les petites choses et les détails.
Troisièmement, à cause de la féodalité et des inquisitions littéraires qui ont eu lieu plusieurs fois dans l’histoire, les intellectuels n’osent pas s’exprimer clairement.
Le manque d’une dissertation systématique sur la logique formalisée ainsi que d’un système de cadre est une autre réponse importante à la question de Joseph Needham.
Sanlian Lifeweek publié le 8 mars, No. 10 2010
La puissance de la pensée en Chine
Reportage spécial sur la puissance de la pensée en Chine. Dans la pratique politique chinoise, il est très important d’écouter les conseils et la voix du peuple. Mais ce n’est qu’un début car l’essentiel est de prendre des décisions et d’élaborer des politiques concernées de façon à ce que la puissance de la pensée y soit reflétée d’une manière décisive. Par exemple, dans l’histoire, cette puissance a été à la base de la décision d’abolir l’impôt agricole et de la réforme des entreprises d’Etat.
China Newsweek publié le 3 mars, No. 8 2010
Il faut séparer l’éducation de l’administration publique
Fin février, le nouveau Ministre de l’Education a annoncé dans une conférence de presse que le gouvernement avait décidé de séparer l’éducation de l’administration en établissant un nouveau système de gestion et une série de politiques coordonnées.
Avant cette annonce, le Premier Ministre Wen Jiabao avait critiqué à plusieurs reprises l’état de l’éducation dotée d’une couleur administrative ; il a aussi précisé qu’il valait mieux ne pas classer les universités par « grades administratifs » (en référence au rang administratif des présidents d’université). Aujourd’hui, ce point de vue est devenu un consensus social et il faut avancer par étapes dans cette direction.
Or, des intérêts très complexes soulèvent de nombreux obstacles face au processus de cette réforme. Le nouveau projet de réforme en discussion accorde une place importante à la décentralisation, mais en même temps, selon les lois en vigueur, certains pouvoirs doivent être récupérés par le gouvernement.



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