Les pôles de compétitivité en France

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Les pôles de compétitivité en France

Paru le : 14 décembre 2006 / Dernière mise à jour : 15 décembre 2006

Introduction

La DCI du ministère des Affaires étrangères a invité quatre journalistes de Chine continentale et un journaliste de Hong Kong à faire une visite en France sur le thème des « pôles de compétitivité », du 15 au 24 septembre 2006.

La version en pdf, téléchargeable ici et en bas de page (conversion en chinois traditionnel ici), comprend toute la présentation ci-dessous, ainsi que le texte intégral des articles chinois. En annexe sont aussi fournis des exemples de la documentation qui avait été remise aux journalistes avant leur départ, et le journal de voyage des journalistes.

Pôles de compétitivité

►« Les pôles de compétitivité sont des « jardins dorés »
Quotidien de la science et la technologie (keji ribao), 23 octobre 2006, p. 2

Ce long article écrit par Zhang Wentian est une synthèse de l’ensemble du voyage, et détaille de façon précise les entretiens qui l’ont jalonné.

Son accroche est la suivante :

« Je vais en France »
« Pour quoi faire ? »
« Visiter des pôles scientifiques »
« La France a aussi des pôles scientifiques ? »

L’auteur continue dans la même veine, précisant que le conseiller scientifique de l’ambassade de France avait, avant le voyage, commencé à avertir les journalistes que la France ne se limitait pas au luxe et au romantisme.

Il y aurait donc aussi un « modèle français » de l’innovation, brillamment illustré par les « pôles de compétitivité ».

En 2004, la France a mis en place un système de pôles de compétitivité afin d’améliorer la recherche scientifique et la compétitivité internationale du pays, comme l’explique Etienne Coffin, sous-directeur de la coopération industrielle internationale.

La France a étudié les modèles américains et japonais, et a essayé de tirer profit de leur expérience. Toutefois, elle garde des particularités, comme une culture plus interventionniste de l’Etat.

La question de l’affectation des dépenses de recherche est un sujet sensible en Chine, et l’auteur s’intéresse aux solutions dégagées par la France. La France a réglé ce problème par un système d’appel d’offres, et c’est ainsi que 67 pôles ont été choisis.

Jean-Christophe Audonnet, directeur de recherche chez Merial et chef de projet grippe aviaire détaille le projet de recherche sur la grippe aviaire, un sujet qui a fait la une de la presse cinoise pendant plusieurs semaines en 2005-2006. Ce projet associe trois entreprises et tous ses points sont très précisément réglés.

67 pôles ont été choisis parmi 100. 6 ont un cadre international, 9 autres sont sur la voie de l’avoir.

Jean-Paul Giraud, président de l’Agence d’Etudes et de Promotion de l’Isère, explique notamment comment le site de Grenoble-Isère a été sélectionné.

A Annecy, les laboratoires de nanotechnologies sont à la fois utilisés par les établissements de recherches et les établissement de formation universitaire, ce qui leur permet d’avoir un taux d’utilisation de 75% et faire ainsi des économies d’échelle.

Fabienne Joly, chargée de communication, détaille quant à elle les avancées technologiques obtenues en matière d’énergie solaire, et M. Cervantès, d’une entreprise allemande montre que les pôles sont aussi là pour recevoir des nouvelles technologies de l’extérieur.

Les échanges scientifiques entre la France et la Chine sont étroits, comme l’explique Jean-Raphaël Peytreignet, directeur de la DCI. Cela se vérifie aussi sur le terrain, et il y a peu d’organismes impliqués qui n’aient pas de relations avec la Chine.

Mme Luo Ling’ai, professeur à l’université de Savoie, est d’ailleurs d’origine chinoise. Elle met en valeur la grande rigueur du contrôle des capitaux affectés à la recherche scientifique en France, contrairement à ce qui se passe en Chine.

Pour les journalistes chinois qui découvrent le système des pôles de compétitivité français, le vocabulaire utilisé, parmi lequel on trouve beaucoup de termes associés à « partenariat », « coopération », « accords », paraît néanmoins un peu abscons.

Ils constatent pourtant que le modèle fonctionne. Comme le présente M. Chapuisat, président de l’université Paris XI, tout est fait pour favoriser la recherche. Il cite le cas d’un enseignant dispensé de cours pendant plusieurs années afin de mener à bien une étude importante.

Mme Luo conclue que dans son expérience, les échanges scientifiques entre la France et la Chine sont une réussite, et que les différences culturelles ne font que l’enrichir.


►Articles du Quotidien de la Jeunesse Chinoise
Trois articles sont parus le 18 octobre dans le Quotidien de la Jeunesse Chinoise, signés Wang Chong.

Le premier a pour titre : « Quels sont les atouts de la France par rapport à la Chine dans le domaine technologique ? »

L’auteur explique qu’il est parti en France avec quelques préjugés, confortés encore après un entretien où M. Cervantès lui a indiqué que dans le domaine de l’énergie solaire, les produits chinois, bons et peu chers, était importés en France. Si les Français ont besoin de cela, ce n’est pas étonnant qu’ils investissent dans la recherche, car ils doivent être assez en retard… De même, Feng Geng, un chercheur d’origine chinoise vivant depuis 20 ans en France, affirme qu’en dehors du nucléaire, des fusées, de l’aéronautique, de l’industrie pharmaceutique et des trains à grande vitesse, la recherche française est moyenne en général. A l’évocation du mot « Chine », il affirme que beaucoup de Français blêmissent, et prennent peur pour leur avenir.

A ces mots, l’auteur ne peut réprimer une bouffée d’orgueil nationaliste. Elle est cependant vite tempérée par un entretien avec Mme Luo Ling’ai, française d’origine chinoise qui connaît bien les deux systèmes, et pointe sans hésiter les avantages du système français en ce qui concerne la gestion financière des projets. Celle-ci est beaucoup plus rigoureuse, évite le gaspillage, et tout est véritablement utilisé pour la recherche, au contraire de la Chine, où il n’y a pas encore assez de contrôles et d’esprit public.

D’autre part, l’ancien président de l’université Paris XI, Xavier Chapuisat, lui explique qu’il a dispensé de cours pendant plusieurs années un jeune enseignant qui travaillait sur des recherches mathématiques nécessitant un long investissement. La France occupe ainsi une place enviable dans les mathématiques, avec 11 médailles Fields sur 44.

Ainsi, la recherche française atteint pratiquement une efficacité à 100%, tant dans ses financements que dans ses ressources humaines.

Le deuxième s’appelle : « Dans les pôles de compétitivité à la française, l’Etat est un entremetteur mais pas un dirigeant »

L’Etat apporte des financements mais ne s’immisce pas dans le détail du travail de recherche, explique notamment Bernard Mandrand de LyonBioPôle. Le journaliste insiste sur la composition du conseil d’administration du pôle, composé uniquement de représentants des entreprises et des laboratoires, et non pas de fonctionnaires comme cela serait le cas en Chine. Il enfonce le clou : dans tous les pôles visités, les entreprises et les laboratoires décident, pas l’administration. L’article met encore l’accent sur l’efficacité de la gestion des fonds en France, entièrement consacrés à la recherche. En Chine, suggère à demi mots l’auteur, la moitié des budgets de recherche est engloutie dans des dépenses somptuaires. Cette analyse s’appuie notamment sur le témoignage de Luo Ling’ai, chercheuse chinoise installée en France depuis 20 ans, ce qui lui confère une forte crédibilité.

Enfin, l’article insiste sur le rôle de catalyseur de l’Etat, comme l’explique Etienne Coffin, là où en Chine l’administration aurait le rôle directeur. L’Etat a su fédérer les efforts des entreprises et des centres de recherche là où ils étaient déjà présents mais ne travaillaient pas encore ensembles.

Le dernier s’intitule : « Le renforcement de la recherche en France se fait dans l’action, pas le slogan »

Il analyse les renforcements de la capacité scientifique française, présente les méthodes d’aides aux PME. Il explique par ailleurs que le gouvernement a pour vocation de pallier les lacunes de l’économie de marché, et que désormais les pôles de compétitivité peuvent concurrencer la Silicon Valley.

Etienne Coffin rappelle par ailleurs que tous les téléphones Nokia contiennent une puce fabriquée en France, et que l’hexagone investit 3% de son PNB dans la recherche, loin derrière les 1,3% de la Chine.


►Articles de china.com.cn
La France prépare un pôle de compétitivité dans l’énergie éolienne pour développer l’énergie durable

L’article décrit les projets éoliens en France, notamment dans la Manche. Il explique l’implication de l’Etat, ainsi que la philosophie des trois « R », « réduire, réutiliser, recycler ».

La France prévoit d’investir 1 milliard 500 millions euros dans la recherche en trois ans

L’article, qui se base sur la documentation fournie par le service de presse, explique comment l’Etat investit dans la recherche et notamment les pôles de compétitivité, en collaboration avec les entreprises.

M. Ladsous, directeur de la direction d’Asie au MAE, parle du programme de la visite du président Chirac

Constatant la convergence de vues des deux gouvernements sur de nombreux sujets internationaux, M. Ladsous explique notamment le programme UNITAID. Il fait également la promotion de l’EPR, et présente la coopération structurante franco-chinoise dans les domaines de l’aéronautique, des TGV et du nucléaire. Enfin, il insiste sur la coopération culturelle, et le programme d’échange « 400 jeunes ».


►« La France crée des pôles de compétitivité afin de stimuler la croissance économique »
Article paru dans le Quotidien Economique

L’année dernière au mois de juillet, la France a créé 67 pôles de compétitivité. Le gouvernement central fournit 30% de l’investissement, explique Etienne Coffin, sous-directeur de la coopération industrielle internationale, ce qui représente 1 milliard 500 millions d’euros sur trois ans. La gestion des ces pôles se veut à la fois simple et efficace, analyse Bernard Mandrand, directeur de LyonBioPôle.

La compétitivité développe la création, affirme M. Nicolas, qui s’occupe d’un projet en nanotechnologie au pôle de Grenoble. Cela profite notamment beaucoup aux PME.

De plus, ces projets sont également ouverts aux capitaux étrangers, selon Jean-Paul Giraud, président de l’Agence d’Etudes et de Promotion de l’Isère, qui cite en exemple plusieurs coopérations internationales initiées dans ces pôles.


►Pages internet de china.com.cn
Tous les articles présentés supra, les photographies ainsi qu’un journal de voyage, la documentation traduite en chinois par le service de presse de l’ambassade sont regroupés sur une partie du site internet de china.com.cn :
http://www.china.com.cn/info/zhuanti/06french/node_7004398.htm

La version chinoise du site de l’ambassade de France en Chine y dirige par un lien permanent :
http://www.ambafrance-cn.org/page.php?fond=sommaire2&amp ;lang=zh

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