Le professeur ZHANG Yiyi

Le 22 mai 2009, le Consul général de France à Canton, M. Jean-Raphael Peytregnet, a remis à M. Zhang Yiyi la médaille de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. M. Zhang Yiyi est l’un des piliers de l’équipe des professeurs de l’Alliance Française de Canton.

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Le professeur ZHANG Yiyi

Paru le : 3 août 2009
Le 22 mai 2009, le Consul général de France à Canton, M. Jean-Raphael Peytregnet, a remis à M. Zhang Yiyi la médaille de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. M. Zhang Yiyi est l’un des piliers de l’équipe des professeurs de l’Alliance Française de Canton.
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M. Bernard Zhang a découvert la littérature française dans les années 1950, à travers des traductions en chinois, avant de suivre un cursus universitaire spécialisé en littérature française et traduction, dans les années 1960. Au cours de sa carrière, son excellente connaissance du français l’a conduit en Afrique puis dans plusieurs villes de France dans le cadre de ses activités au sein du centre de formation Peugeot de Canton.

Agé aujourd’hui de 66 ans, M. Zhang a commencé ses études de français en 1962 à l’université de Nankin, dans le Jiangsu, où débuta sa carrière dans l’enseignement. Entre 1979 et 1985, il a effectué plusieurs longs séjours en Afrique (au Mali, au Burkina-faso, en République Démocratique du Congo) en qualité d’interprète-traducteur en chef des missions techniques chinoises, puis en tant que chef adjoint d’une délégation culturelle, économique et commerciale. Entre 1986 et 1988 il a été Vice Doyen de l’Institut de Langues et de Littérature de l’Université du Hunan, avant de devenir en 1989 professeur de français au centre de formation Peugeot à Canton. Depuis 2001, il est professeur de français à l’Alliance Française de Canton.

En témoignage de son amour les lettres, lors de notre entretien, M. Zhang se plaît à déclamer dans un style théâtral des poèmes de la dynastie Tang, d’abord en version française puis en version chinoise. C’est alors qu’il mentionne avec nostalgie son professeur de français à l’université de Nankin dont il évoque avec fierté les traductions de 100 poèmes écrits par Mao Zedong.

Amateur de littérature française, M. Zhang énumère également avec émotion ses oeuvres préférées : Les Misérables, Notre Dame de Paris, Le Rouge et le Noir, Boule de Suif, Les Confessions, La Comédie Humaine, Le Tartuffe…

Venu à l’entretien muni d’un épais album photo, il profite de l’événement pour me présenter ses photos, prises en compagnie de hauts dignitaires africains, de collègues interprètes et de membres des missions techniques en Afrique. Il a passé trois ans en Afrique. Lors de son séjour, il a fait l’effort d’apprendre des dialectes locaux pour être en mesure de communiquer avec les peuples qu’il côtoie en dehors de son travail. Ses années en Afrique lui on laissé d’inoubliables souvenirs et il juge avoir beaucoup appris pendant ses séjours. Lorsqu’il a commencé à apprendre le français, aller en Afrique était déjà un rêve qu’il souhaitait réaliser.

Très érudit dans le domaine des classiques de la littérature chinoise, la devise de M. Zhang s’inspire directement d’un texte de Confucius : « étudier sans réfléchir est vain, réfléchir sans étudier est dangereux ». Bien que ses cours de français à l’Alliance Française ne commencent jamais avant 10h00, il arrive tout les matins à 7h00, pour continuer à perfectionner son français et entretenir sa mémoire : à 66 ans il récite toujours avec plaisir les tableaux de conjugaison et les poèmes français pour que sa « mémoire ne soit pas rouillée ». Quand on lui demande pourquoi il arrive si tôt, il répond avec un sourire plein de sincérité « j’aime travailler et j’aime l’Alliance Française de Canton ! C’est une grande famille internationale ».

Dans les classes de niveau avancé, il introduit les étudiants à la littérature française et espère pouvoir continuer encore de nombreuses années à transmettre sa passion pour le français et la littérature française. Avoir reçu les Palmes Académiques ne représente pas pour M. Zhang une fin, mais au contraire : « un encouragement à continuer dans son engagement dans la promotion du français et de la littérature française en Chine ». « Que de tâches en attentes, toujours plus urgentes… il faut se saisir du jour et de l’instant » déclame-t-il pour exprimer son enthousiasme face à ce travail qu’il considère comme une mission de la plus haute importance. « Progresser sans faire progresser est égoïste… mon progrès est le progrès des autres ».

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