A l’heure où la République Populaire de Chine fête ses 60 ans, le gouvernement chinois a l’ambition de devenir l’un des principaux acteurs mondiaux dans le développement des véhicules propres. La Chine souhaite, à travers ce projet, faire face à ses préoccupations environnementales en limitant sa dépendance au pétrole, mais aussi placer ses grands constructeurs nationaux (SAIC, FAW, Dongfeng) sur l’échiquier mondial.
Il est vrai que les capacités de R&D mondiales portent actuellement surtout sur l’optimisation des moteurs à combustion interne, notamment sur la recherche d’un compromis technico-économique entre les émissions carbonées et la performance des moteurs. Mais la plupart des grands constructeurs ont déjà développé et continuent de se pencher aujourd’hui sur de nouveaux types de véhicules faisant appel à des combustibles différents (ex : gaz naturel compressé, biocarburants, carburants de synthèse, hydrogène) ou à des technologies de moteurs différentes (ex : motorisation hybride, motorisation électrique). Ces modèles de véhicules sont communément appelés « véhicules propres » ou « véhicules à énergies alternatives » pour marquer leur différence par rapport aux véhicules conventionnels…
La Chine, à l’instar des pays traditionnellement forts dans le secteur automobile (Japon, Etats-Unis, France, Allemagne notamment), met l’accent sur le véhicule hybride et le tout électrique. Le véhicule hybride, qu’il soit faiblement hybridé (ex : Toyota Prius) ou couplé avec une batterie électrique de plus grande puissance, prépare naturellement la transition vers une mobilité urbaine et interurbaine moins émettrice de carbone.
Elle a les moyens de jouer un rôle de premier plan dans le développement des véhicules propres sur le marché mondial : les ressources humaines sont importantes, des programmes de démonstration existent déjà dans 13 villes de Chine et le taux de motorisation du pays, encore très faible (moins de 150 véhicules pour 1000 habitants) permet d’envisager une croissance de la demande intérieure sur le long terme, qui restera bien évidemment portée en premier lieu par l’automobile conventionnelle (11 millions de véhicules seront vendus en 2009, faisant de la Chine le premier marché mondial).
Elle devra toutefois faire face à certains obstacles pour développer l’industrialisation de ses véhicules propres : augmentation des subventions pour les collectivités et les particuliers, mise en place des infrastructures ad hoc (recharge, maintenance des véhicules), standardisation et sécurisation des batteries, notamment pour les véhicules électriques purs.
A moyen et long terme, l’enjeu pour les constructeurs et équipementiers internationaux est de se positionner sur des projets stratégiques, dans une optique de partenariat avec des sociétés chinoises à fort potentiel (constructeurs mais également équipementiers et starts up), dans le cadre de projets en Chine et à l’export.
La Mission Economique de Chine-Ubifrance, en collaboration avec la FIEV (Fédération Française des Industries des Equipements pour Véhicules) vous propose une mission sur le thème des véhicules propres en Chine qui se déroulera du 7 au 11 décembre 2009.
Cette mission, réalisée dans 3 grands pôles chinois de l’Automobile (Pékin, Shanghai et Wuhan), sera l’occasion d’échanger avec les constructeurs phares et institutions gouvernementales chinoises sur le développement future du marché chinois et sur les principales problématiques technologiques associées, notamment la question des batteries électriques et celle des infrastructures de recharge.
Pour en savoir plus, contacter : Weng Si TANG wengsi.tang ubifrance.fr



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