Jean-Christophe Blondel, metteur en scène autodidacte, a proposé une interprétation contemporaine de cette pièce de 1906. Ingénieur agronome de formation, il a mis en scène des pièces de Lagarce, Sorokine et Fosse et travaille régulièrement avec des musiciens, des marionnettistes, mais également des dramaturges contemporains.
Le théâtre mis en scène par Blondel se veut réflexif. Chaque spectateur doit pouvoir s’interroger sur la représentation et son effet. A ce titre, le choix du Partage du Midi n’est pas anodin. Parfois énigmatique, la pièce de Claudel suscite l’interrogation : quelle interprétation à donner au coup de théâtre de l’acte III, le retour de Mésa ? Comment comprendre la transe d’Ysé avant le tombé de rideau ?
Le lendemain de la représentation, une trentaine d’étudiants chinois de l’université Guangwai a rencontré le metteur en scène Jean-Christophe Blondel. Désireux d’obtenir des éclaircissements sur l’intrigue, mais également sur les choix de mise en scène, ils ont pu faire part de leurs incompréhensions, voire de leur étonnement. Pourquoi des malles et un rideau comme unique décor ? Comment se justifie la présence ininterrompue de tous les comédiens ? Pourquoi l’actrice se change-t-elle sur scène ? Pourquoi Ysé a-t-elle suivi Amalric ? Autant de questions auxquelles Jean-Christophe Blondel a tenté de répondre, incitant les étudiants à entrevoir son travail comme une création d’effets dont chacun tire ses propres conclusions.




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