Lancée en 2001 et reliée au nouveau port en eaux profondes Yangshan par un pont de 32 km, Lingang s’organise autour d’un lac artificiel de 5,6 km². La municipalité de Lingang regroupe actuellement 200.000 habitants et devrait accueillir une population de 400.000 personnes d’ici trois ans et de 800.000 à l’horizon 2020, d’après les prévisions du bureau de planification de Shanghai. Afin de permettre une meilleure intégration de la Lingang à la ville centre de Shanghai deux stations de métro devraient desservir la ville en 2012.
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- Schéma directeur de la ville nouvelle
Profitant de la proximité du port en eaux profondes de Yangshan appelé à devenir l’un des plus importants ports d’Asie, le développement de Lingang semble s’orienter vers la logistique et la « mer ». En effet, la récente re-localisation des universités maritime et océanique de Shanghai, accompagnées de leurs 20.000 étudiants, la planification de zones d’activités industrielles consacrées notamment à la logistique et à la production d’équipements lourds pour les transports devraient agir en synergie avec le développement d’un parc consacré aux sciences et technologies de la mer : le Shanghai Lingang Marine Science Park. Ce parc aura pour mission d’établir une plate-forme technologique et des ressources partagées favorisant l’articulation des laboratoires publics et privés de recherches fondamentales et appliquées, aux entreprises à hautes technologies de toute taille, en les accompagnant du démarrage jusqu’aux phases de tests et d’industrialisation.
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- Vue du plan d’eau et du boulevard circulaire de Lingang
Les thématiques abordées s’attacheront aux industries maritimes, aux ressources énergétiques marines, aux ressources biologiques marines, à l’évaluation et la gestion des risques naturels… Lingang a ainsi pour ambition de devenir le pôle « mer » de référence pour la Chine du sud.
Des collaborations franco-chinoises ont d’ores et déjà été envisagées et le président du parc, M. Wang Rong, qui a formulé le souhait d’accueillir à Lingang des institutions de recherche et de développement ainsi que des entreprises françaises. Dans une optique de coopération scientifique et technologique, le professeur Ahmed Charai, conseiller auprès de la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, étudie actuellement les possibilités de collaboration entre le parc de hautes technologies de Lingang, le pôle de compétitivité MER PACA, les partenaires universitaires de Shanghai et d’Aix-Marseille.
Par ailleurs, Lingang ambitionne de devenir l’une des deux plateformes d’approvisionnement pour l’industrie aéronautique en Chine et a prévu à cet effet deux zones dédiées : une zone regroupant des sociétés d’assemblage et une autre les équipementiers. Pour le développement de ces deux zones, les responsables de Lingang souhaitent accueillir des sociétés spécialisées dans le domaine ; ils sont actuellement en contact avec des entreprises comme EADS, GE ou MTU. Les équipementiers aéronautiques français vont quand à eux saisir l’opportunité pour présenter leur savoir-faire aux grandes sociétés chinoises de l’aviation, dans le but d’une future implantation.
Il convient ainsi de souligner le fort intérêt des responsables de Lingang pour établir des coopérations internationales catalysant le développement rapide de cette zone. Son positionnement stratégique entre l’aéroport et le port en eaux profondes, les thématiques sur la mer et les transports et son ambition de devenir une plateforme incontournable en matière de logistique en Asie font de cette ville un pôle majeur d’envergure nationale.
Attaché pour la science et la technologie
(jean-jacques.pierrat diplomatie.gouv.fr)
et
Carine Henriot,
Chargée de mission "Aménagement durable des territoires"



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