
Dans les années 70, suite aux crises pétrolières, la France a entrepris la construction d’un nombre important de centrales nucléaires afin d’assurer son indépendance énergétique. Aujourd’hui ces centrales nucléaires produisent environ les ¾ de la production électrique française.
Même si la Chine s’intéresse elle aussi depuis longtemps au nucléaire, ce n’est que dans les années 80 que le nucléaire civil a débuté et a vu le démarrage de sa première centrale, Qinshan I, en 1991. En 2007, la production électrique d’origine nucléaire ne comptait que pour environ 1,9% de la production totale chinoise et devrait atteindre un peu plus de 2% en 2008 avec la mise en service de la centrale de Tianwan.
Pour répondre à l’énorme demande électrique, la Chine pense diversifier ses modes de production d’électricité. Elle compte beaucoup développer des modes de production « propres » : l’hydraulique a un grand avenir car la Chine n’exploite qu’une faible partie du potentiel et entre dans le cadre de la politique de développement de l’Ouest souhaité par le Gouvernement central. Source d’énergie ne rejetant pas de gaz a effet de serre, le nucléaire a sa place, d’autant plus que le gouvernement chinois a décidé le lancement d’un véritable programme électronucléaire pour les 15 prochaines années et que les compétences chinoises en la matière s’améliorent à chaque nouvelle construction de centrale.
Selon les plans actuels de la nouvelle Administration Nationale pour l’Energie, le nucléaire devrait représenter de 5 à 7% en 2020, ce qui représente tout de même entre 50 et 70 GW installés soit un parc comparable en taille au parc de centrales d’EdF en France.

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