La colline Chishi, qui se trouve loin de la ville, est très connue des habitants locaux pour ses paysages naturels et plus particulièrement pour son lac limpide, ses pins, ses pierres et ses temples bouddhiques, ainsi que pour les liens qu’elle entretient avec l’histoire locale.
Elle offre un panorama varié aux randonneurs à mesure qu’ils s’approchent de plus en plus du sommet de la colline. Quand on y arrive, entouré par des brumes et de beaux paysages, on se libère du corps au cœur en baignant dans le soleil. De nombreux villages sont dispersés au pied de la colline, et pas loin, le lac reflète des rayons de lumière comme un miroir.
À part ses paysages naturels, la Colline Chishi est aussi porteuse de riches informations historiques et culturelles. En y montant, on rencontre d’abord les statues de moutons, nommées Yangshi Keng, et un pavillon. À partir du pavillon, on peut voir 38 moutons en pierre. Leur morphologie et leurs caractéristiques sont tout à fait différentes. De plus, les herbes vertes les rendent plus vivants et charmants. Selon la légende, il y a deux frères qui sont devenus immortels après avoir exercé le Bouddhisme pendant plusieurs centaines d’années, et ils ont transformé leurs moutons en statues.
À côté, il y a un arbre où l’on peut faire un vœu d’amour ou de bonheur en jetant de la soie rouge à travers ses branches. Evidemment, pour que le vœu se réalise, il faut que la soie reste accrochée aux branches.
Après avoir traversé la porte de la colline de Chishi Yan, on arrive à Tianranshishi, une grotte faite à partir de deux grandes pierres collées l’une sur l’autre. Au milieu de cette grotte naturelle, il y a une statue de Guanyin, l’apprenti de Bouddha Tathagata.
Après, on est devant une source d’eau coulant du haut de la montagne sur une grande pierre. Quatre caractères chinois y ont été écrits en rouge par l’écrivain Zhangji de la Dynastie des Qing. Yixihongchen, venu de l’esprit analytique du Bouddhisme, signifie « se libérer du poids et des soucis du passé ». J’imagine que Zhangji avait rencontré une période difficile dans sa vie, et qu’il a decidé de tout laisser aller quand il est arrivé à cette colline.
Pas loin, on trouve un portrait du Bouddha Tathagata en or. Il est en posture d’aise avec un grand sourire. Le message de ce portrait est qu’il faut adopter une attitude positive quand on a des problèmes.
En suivant la route, on arrive au temple de Huangdaxian. Sa grande salle principale est ornée par des sculptures, des fresques couvertes de motifs recherchés qui évoquent les bonnes récoltes et le bonheur et des lampions rouges. Chaque jour, les moines y prient lorsque les brumes parfumées s’étendent dans le temple.
Quand on sort du temple, les rayons du soleil nous caressent. Juste à côté, il y a le pont de Changshou, qui symbolise la vie éternelle, et le pavillon de Aihuo. On aime la vie et à quoi bon regretter, puisque rien ne reste à jamais parfait



Réagir à cet article
Cet article en RSS
Version imprimable

