L’IFCIM : Institut franco-chinois d’ingénierie et de management

Fondé en 1999 à Shanghai par l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), ParisTech et l’Université Tongji, avec le concours financier d’une dizaine d’entreprises françaises, l’Institut franco-chinois d’ingénierie et de management est un institut à but non lucratif, financièrement autonome et autofinancé, dispensant des enseignements à temps plein et à temps partiel, en sciences de l’ingénieur et en management.

La gouvernance de l’Institut est assurée par un Conseil de surveillance, composé à parité de représentants français et chinois, universitaires et industriels, qui est responsable de la stratégie et de la direction d’ensemble. Ce Conseil désigne un Directoire responsable de la gestion quotidienne de l’Institut et de ses diverses activités. Un Conseil académique et scientifique est chargé plus particulièrement de la bonne marche des enseignements.

L’IFCIM est installé depuis fin 2006 dans le Centre franco-chinois de l’Université Tongji, et propose :

  • 1) Un MBA international dispensé en anglais à Shanghai à des promotions de 100 étudiants par an.

Lancé en 2000 par l’Ecole des Ponts et Chaussées et l’Université Tongji au sein de l’IFCIM, le programme SIMBA est une formation MBA à temps partiel sur deux ans destinée à une centaine de jeunes professionnels (moyenne 32 ans – 10 années d’expérience) issus d’entreprises étrangères ou sino-étrangères de la région de Shanghai.

En dix ans, il a acquis une réputation solide en Chine (marque SIMBA), une notoriété internationale (classé au Financial Times - 2008 : 37ème, 2009 : 34ème ; 2010 : 39ème), une accréditation (2005 : AMBA) et un réseau actif d’anciens élèves.

  • 2) Des formations conjointes, une partie à Shanghai, une partie en France, débouchant sur un double Master en Ingénierie et Sciences dans différentes spécialités pour quelques dizaines d’étudiants chaque année.

De 2001 à 2004, trois programmes (transport, environnement, nouvelles technologies) ont été lancés avec des effectifs de 10 à 15 étudiants chacun. De 2005 à aujourd’hui, six programmes sont mis en place, mais avec des recrutements volontairement réduits (4-5 étudiants chinois) par master pour garantir une diversité internationale des promotions (15 étudiants au total par master) en France.

Dans les cinq prochaines années, l’Université Tongji souhaite accélérer son internationalisation dans les domaines de la formation et de la recherche et se mobilise pour expérimenter les nouvelles formations chinoises d’ingénieur. De son côté, ParisTech place la Chine comme un pays privilégié de l’internationalisation de ses formations et de sa recherche.

Reprenant à son compte le projet d’école d’ingénieurs porté par ParisTech dans les années 2005-2008, l’Université Tongji propose de monter une formation franco-chinoise d’ingénieurs s’appuyant sur des accords de doubles diplômes avec les écoles membres de ParisTech et d’autres partenaires français. Ce projet, qui gagnerait à être couplé sur une dynamique de recherche, apparaît structurant et sera proposé comme tel par la partie chinoise.

Il s’agirait de constituer une filière sélective de 150 étudiants dès le Gaokao pour bâtir un cycle « 4+M ». L’objectif visé serait que 60 % des étudiants sélectionnés dans cette filière soient dispensés du concours de master (15 % dans les autres filières actuellement). Au total, 600 étudiants de Tongji pourraient aller sur des cursus doubles diplômes ou bien une formation dédiée sur place en liaison avec la France et des partenaires de pays tiers (dont l’Allemagne).

Les deux établissements souhaitent encourager la dimension recherche sur un nombre limité d’axes prioritaires, afin de rapprocher les chercheurs, échanger des étudiants de master et des doctorants, et déboucher sur un nombre significatif de co-publications.

Dernière modification : 12/07/2011

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