Grande Conférence Santé - jeudi 11 février 2016

La Grande conférence de la santé s’est tenue jeudi 11 février, à l’initiative du Premier ministre, en lien avec les ministres en charge de la Santé et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle fait suite à 6 mois de travail de préparation entre juin 2015 et janvier 2016, réunissant près de 400 personnes de l’ensemble des professions et des institutions de la santé.

« Le rôle des pouvoirs publics […] c’est d’entendre [l]es doutes et de faire évoluer les conditions d’exercice et la formation des professionnels de santé. C’est le sens de cette Grande conférence de la Santé », qui vient après le vote de la loi santé (M. Touraine, 11/02/16). Elle a ainsi permis de :

1/ Progresser vers une adaptation « plus réaliste et plus pragmatique » du numérus clausus ;

2/ Avancer en faveur des étudiants des formations paramédicales pour une convergence vers les standards universitaires. « Les étudiants paramédicaux veulent des filières complètes de formation et de recherche, comme chez la plupart de nos voisins ». Pour que les élèves des formations paramédicales soient « traités comme les étudiants de l’université sur le plan des prestations sociales », tout sera mis en œuvre « pour que d’ici la rentrée prochaine, les conventions entre universités et instituts soient effectives, ouvrant l’accès aux aides d’urgence, au logement, aux bibliothèques universitaires » (PM, 11/02/16) ; S’agissant de la convergence des droits aux bourses, « le gouvernement travaillera également avec les nouveaux Présidents de région » ; Afin de remédier aux tarifs plus élevés des formations paramédicales délivrés dans les établissements privés, le gouvernement s’est engagé à « étudier les conditions de déploiement d’une offre publique de formation pour toutes les professions de santé ». Une « mission » sur le sujet est attendue pour « fin 2016 » ; Les standards universitaires seront progressivement appliqués aux formations paramédicales.

3/ Il faut aussi renforcer et pérenniser la filière universitaire de médecine générale. 40 postes supplémentaires de chefs de clinique en médecine générale seront ainsi créés dans la loi de financement de la Sécurité sociale de 2017, en plus de 40 déjà prévus en 2016 et seront intégrés dans le budget de l’Enseignement supérieur en 2018 ;

4/ Il s’agit également d’« améliorer les conditions d’exercice des professionnels ». La dynamique du Pacte Territoire-Santé présenté dès 2012 doit être « amplifiée » en particulier pour ce qui concerne « la protection sociale des médecins » : Un « congé maternité en bonne et due forme » sera mis en place, pour les femmes médecins qui ne pratiquent pas de dépassement d’honoraires et ayant conclu un contrat d’accès aux soins. Cela représentera plus de 3 000 €/mois pendant­ 3 mois (en plus de l’actuelle allocation forfaitaire). « Environ 15 000 femmes en âge de procréer pourront béné­ficier de cette mesure » ; Une réflexion globale sur la protection sociale des professionnels de santé libéraux sera engagée. Les médecins seront davantage impliqués dans la construction des réponses aux besoins de santé au niveau territorial.

5/ Pour rompre avec la seule perspective de carrières linéaires, il conviendra d’abaisser les barrières, d’ « introduire des socles partagés et des passerelles entre les métiers » (T. Mandon, 11/02/16) : Les écoles doctorales en sciences de la santé accueilleront des paramédicaux ; L’exercice mixte entre salariat et libéral sera facilité pour les médecins (fusion des statuts de praticien hospitalier) et pour les paramédicaux ; La recertification des médecins par les pairs permettra non seulement de garantir la qualité mais aussi de diversifier son activité. Elle ne sera obligatoire que pour les nouveaux inscrits à l’Ordre. Une concertation doit s’engager pour en définir les modalités.

Le gouvernement travaille « pour les médecins, avec eux ». « Tous les syndicats hospitaliers ont participé à la grande conférence, les internes, les jeunes médecins installés, les professions paramédicales, les associations de patients, ainsi que l’Ordre des médecins » (M. Touraine, 11/02/16). Les mesures issues de cette Grande conférence permettront de garantir l’attractivité des métiers de santé sur le long terme.(Source : Porte-parole du gouvernement)

Dernière modification : 18/02/2016

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