Environnement - Signature d’une convention d’un prêt de 25,6 M€ pour le financement d’un projet de chauffage urbain

La convention de prêt du premier projet de récupération de chaleur industrielle, financé par l’Agence française de développement (AFD) en Chine, a été signée à pékin le 13 septembre 2016.

JPEG

L’efficacité énergétique au service d’un développement urbain plus sobre en carbone



Le ministère des finances de la République Populaire de Chine, représenté par son nouveau directeur général adjoint du Département des financements internationaux, ZHANG Zhenwei, et l’Agence de Pékin ont signé la convention d’un prêt de 25,6 M€ pour le financement d’un projet de chauffage urbain de la ville de Zibo située dans la province du Shandong.

D’un coût total de 43,3 M€, ce projet répond pleinement aux objectifs opérationnels d’atténuation de l’empreinte environnementale des villes et de promotion de modes de développement peu intensifs en énergie de l’AFD en Chine. Il permettra de contribuer au respect des engagements internationaux de la France en matière de lutte contre le changement climatique via l’amélioration de l’efficacité énergétique des réseaux de chauffage urbain.

Les autorités chinoises voient l‘évolution des pratiques du secteur du chauffage urbain comme l’un des leviers majeurs permettant de répondre aux défis de l’urbanisation, du changement climatique et de la pollution atmosphérique. L’une des solutions nouvellement promue est le recours à la récupération de chaleur industrielle, aussi appelée « chaleur fatale », jusqu’alors largement inexploitée.

EN SAVOIR PLUS SUR LE PROJET :




Le projet vise à réhabiliter et étendre des réseaux de chaleur de la ville de Zibo pour desservir une surface de chauffage de 14,5 millions de m2.

Ces réseaux seront alimentés par une centrale électrique à cogénération et deux unités industrielles dotées de systèmes de récupération par pompe à chaleur à absorption. Grâce à cette récupération de chaleur, de nombreuses petites chaudières au charbon actuellement en service dans la ville seront démolies ou arrêtées.

La réhabilitation des réseaux de chaleur existants permettra également d’en améliorer l’efficacité énergétique, en substituant l’eau chaude à la vapeur comme fluide caloporteur et en les automatisant.

L’estimation de la mesure de l’empreinte carbone du projet aboutit à une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 23 900 tCo2/an. Le démantèlement de chaufferies existantes permettra de réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx), de dioxyde de soufre (SO2), de poussières et de particules.

Par ailleurs, la transformation de réseaux de chaleur vapeur en réseaux eau chaude, ainsi que la récupération de chaleur industrielle, réduiront la consommation d’eau de l’ordre de 900 000 m3 par an. Ce projet pilote dans un des principaux bassins industriels du pays a vocation à être répliqué pour en maximiser l’effet et pérenniser ce type de solution.

Dernière modification : 24/10/2016

Haut de page