Depuis l’Année de la Chine en France, l’apprentissage du chinois connaît un nouvel engouement en France.
En 2005, 12 000 élèves ont choisi d’apprendre le chinois, soit 35 % de plus que l’année précédente. À Toulouse, les établissements scolaires dispensent des cours de chinois en deuxième ou troisième langue étrangère. J’y ai enseigné le chinois à une soixantaine d’élèves, de la 6e à la 3e au collège Montalembert de Toulouse. La phonétique n’est pas la principale difficulté. Le cœur du problème réside ailleurs, notamment dans l’écriture. Les milliers de caractères, de pictogrammes et d’idéogrammes qui font la langue chinoise sont difficiles à mémoriser. Aussi, de nombreux élèves préfèrent se concentrer sur l’oral. La découverte et l’étude des caractères sont pourtant passionnantes, je me suis toujours employé à transmettre le goût de cette pratique chère à nos mandarins. Le collègue Montalembert de Toulouse est jumelé avec le lycée Shuguang de Zigong (ville au sud-ouest de la Chine), aussi dans ce cadre, j’ai organisé pour mes élèves un voyage d’étude en Chine. Ce voyage a permis aux élèves français d’appréhender la culture chinoise. Les impressions inoubliables qu’ils ont conservées les ont également incités à redoubler leurs efforts pour bien apprendre le chinois à leur retour. Plus globalement, j’ai constaté un intérêt nouveau pour l’apprentissage de la langue chinoise en France. Le 1er mars 2006, l’Éducation nationale a nommé Joël Bellassen, inspecteur général pour le chinois. M. Bellassen est aussi président d’honneur de l’Association française des professeurs de chinois (AFPC). Toutefois, « le développement du chinois se heurte aujourd’hui à deux obstacles : cette langue exige des années de pratique et les enseignants qualifiés sont encore rares — 190 aujourd’hui et seule la moitié d’entre eux sont titulaires de l’Éducation nationale ».
Professeur de chinois à Toulouse



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