Dans le secret de nos assiettes – A la rencontre de Laure Perriot, directrice marketing chez FIELDS

Laure Perriot, directrice marketing de l’épicerie en ligne FIELDS, revient sur les débuts de l’entreprise et sur son objectif : fournir au consommateur en Chine des aliments et produits sains.

PNGLe petit journal : Vous avez rejoint FIELDS il y a 3 ans, quelles étaient les ambitions de l’entreprise ?

L’entreprise a vu le jour en 2009, pionnière dans le secteur après le scandale du lait contaminé qui a accéléré la prise de conscience des risques alimentaires. Notre fondateur, Steve Liang, élevé aux Etats-Unis, de parents restaurateurs et fin gourmet lui-même, s’est donné pour mission d’offrir à son fils des produits sains et ayant du goût. C’est ainsi que FIELDS a vu le jour.
Depuis, notre ambition est inchangée : “ne proposer que des aliments que nous serions fiers de servir à nos familles”

Le petit journal : Qu’avez-vous découvert de plus marquant ? Quelles sont les bonnes nouvelles ?

Ayant surtout une expérience commerciale, j’ai été étonnée de voir qu’ici, la difficulté n’était pas de trouver des gens qui voulaient bien manger mais suffisamment d’offre à leur proposer. Il existe des fermes qui ont de très bons produits, mais il n’y en a pas assez. Et plus les cultures sont développées dans le respect de l’environnement, plus elles sont exposées aux risques (climat, insectes, maladies et risques économiques). Cela ne favorise ni la quantité ni la stabilité des approvisionnements.

PNGJ’ai commencé à suivre de près les scandales alimentaires qui frappent le pays. En France, nous en avons aussi mais ici, il y en a quasiment chaque semaine, pour ceux qui sont rendus publics. La bonne nouvelle est que, pour répondre à l’inquiétude grandissante, le gouvernement a mis à jour la loi sur la sécurité alimentaire en 2015 et renforcé les contrôles permettant aux mauvais produits d’être parfois interceptés avant d’atteindre les consommateurs.

Ici, les produits importés inspirent plus de confiance aux consommateurs, par conséquent l’offre s’est fortement développée. Si nous voulons contribuer de manière durable et responsable, il est préférable de soutenir les producteurs locaux. Créer suffisamment de demande pour qu’ils puissent être rentables et limiter leurs risques. De plus, les produits frais et sains locaux auront plus de goût que ceux ayant subi un long voyage. Je suis fière du travail de notre équipe quand j’entends des clients dire que nos produits frais ont vraiment bon goût.

PNGLe petit journal : Quels sont les principaux défis à venir ?

Il est indispensable d’éduquer les consommateurs. On ne peut pas avoir des produits qui soient sains et beaux à la fois ou encore sans hormones ni pesticides et en abondance. Le laboratoire installé dans nos locaux depuis 2015 nous permet de tester les pesticides des légumes que nous vendons.
Aujourd’hui les hormones et les antibiotiques sont malheureusement trop présents dans la viande. Daibo élève du poulet sans l’un ni l’autre et laisse les animaux venir naturellement à maturité. Etant une petite ferme, les stocks ne peuvent donc pas toujours être garantis.

Nous travaillons aussi sur les emballages : comment protéger les produits lors de leur transport tout en limitant leurs emballages ?

Dans un contexte d’e-commerce qui va très vite et où le consommateur veut tout, tout de suite, il est important de communiquer avec le client de manière plus transparente. Certains préfèrent aller dans un magasin physique choisir leurs produits frais : que cela ne les empêche pas de poser des questions sur la provenance, les règles de sécurité ou de contrôles mis en place. Je crois que le mot employé est conso-acteur.

Nous fêtons notre 7ème anniversaire en avril, l’âge de raison et cependant tellement à faire, apprendre et améliorer encore.

Dernière modification : 11/04/2016

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