Plus précisément, la coopération est assumée en France par l’équipe de chercheurs spécialisés dans plusieurs domaines des sciences sociales de la Direction des recherches sur le vieillissement (DRV) de la CNAV, qui a pour principale mission de développer la connaissance scientifique des aspects sociaux du vieillissement.
Dès juin 2005, la CNAV signe un protocole de coopération avec l’Association de protection sociale et de l’emploi (APSE) du Jilin. Les deux partenaires s’engagent à réaliser une enquête auprès des personnes âgées de plus de 50 ans de la province, sur le modèle de l’enquête SHARE alors en cours en Europe. L’enquête chinoise porte sur un champ plus restreint que la version européenne, mais elle veut couvrir les questions d’emploi, de santé, de difficultés liées à la perte d’autonomie, des relations familiales, et du soutien inter-générationnel. L’échantillon devait être de 10 000 personnes, 5 000 en milieu rural et 5 000 en milieu urbain.
Le projet de coopération entre la France et la Chine s’est essentiellement déroulée entre les années 2007 à 2010. Ainsi, du mois d’août au mois de novembre 2007, une collaboratrice chinoise du Bureau du travail et de la sécurité sociale du Jilin a été formée en France pour mettre au point un questionnaire en adéquation avec les réalités de la province du Jilin, évidemment en langue chinoise. Ce questionnaire a été ensuite retravaillé un an plus tard, en Chine cette fois, avec l’aide de deux spécialistes de la CNAV. L’année 2009 voit finalement le lancement de l’enquête, un chercheur de la CNAV y est également présent, de même que lors du passage à l’analyse des données recueillies.
Les 4 et 5 novembre prochains à Changchun, les collaborateurs vont procéder à la première restitution et discussion des résultats, lors du forum franco-chinois sur le vieillissement de la population. A cette occasion, outre les partenaires chinois et français, des invités internationaux sont attendus. Dans le prolongement de cette coopération, qui a permis aux acteurs français et chinois de maintenir un contact permanent tant par voie électronique que grâce aux visites réciproques au rythme soutenu, il s’agit aujourd’hui d’envisager les voies futures de la coopération. En effet, il semble essentiel de continuer à s’enrichir mutuellement de la comparaison de nos expériences face à ce phénomène complexe qu’est le vieillissement.



Réagir à cet article
Cet article en RSS
Version imprimable